En provenance de Biskra, le cirque Amar a jeté l’ancre, avant-hier, à proximité du stade  20-Août, et ce, jusqu’au 7 janvier 2018. Une opportunité qui tombe à pic pour les enfants avec les vacances scolaires. 

D’ailleurs, des flopées de gamins, accompagnés de leurs parents, des jeunes et des moins jeunes, ont investi les lieux, avides de voir, de revoir ou découvrir leur petit « Disneyland » et ses personnages magiques, avec comme nouveauté cette année, l’introduction des léopards, des pumas et un bison à la bergerie, nous indique Isabelle Gillier, directrice adjointe. Le spectacle est gratuit pour les enfants mesurant moins d’un mètre. Un spectacle familial à la fois féerique et magique, alliant des numéros très esthétiques et des numéros exceptionnels de renommée internationale. Une attention particulière a été apportée à la création des costumes et aux choix des musiques et chorégraphies. Des artistes et des techniciens venus des quatre coins du monde, triés sur le volet -Brésiliens, Colombiens, Chinois, Italiens et Algériens – entre autres, ont participé au montage de ce nouveau spectacle : le mariage sur la piste des grands classiques du cirque et des numéros à sensations fortes. Un spectacle dynamique et impressionnant. Il offre au spectateur à la fois du rire, de l’émotion, des frissons et surtout beaucoup de plaisir, deux heures durant et à raison de deux séances par jour. Des clowns, des funambules, des acrobates, des animaux exotiques, lions, tigres, dont le tigre blanc, des crocodiles, des serpents, un bison, un yack, un lama, des zèbres, un alpaga, des chevaux, et le Globe avec ses motos magiques. Au grand bonheur des petits comme les grands d’ailleurs.
Le cirque Amar est fondé par Ahmed Ben Amar, né dans la région de Bordj, en 1860. Aujourd’hui, c’est la famille Togni qui exploite le label du cirque. Une tradition familiale héritée et jamais interrompue depuis 1870, date de la création du premier cirque de la famille Togni en Italie. Dans ce même esprit, les Togni ont formé des personnels aux différents métiers du cirque, dont des Algériens, pour donner l’occasion aux jeunes de différentes nationalités d’exprimer leurs talents. Les enfants vont s’éclater pendant trois semaines, en accédant au cirque, cet art populaire compréhensible par tous, qui leur offre des instants magiques qu’ils garderont en mémoire toute leur vie. « Nous avons sillonné plusieurs pays du monde, mais c’est en Algérie, que nous sommes mieux accueillis et, particulièrement, à Bordj, en tant que fief de la famille Amar », conclut notre interlocutrice.