L’association caritative Mafatih El Djenna s’attèle, tant bien que mal, depuis sa création en 2014 à l’amélioration du quotidien de quelque 180 enfants atteints du syndrome de trisomie 21. Mais faute de moyens, l’association peine à encadrer et prendre correctement en charge cette catégorie de la société.

« Nous avons des trisomiques talentueux qui excellent dans différents domaines, artisanal, culinaire, musical ou encore théâtral. D’ailleurs, une troupe de 6 membres, avec la participation du comédien Nouari, va se produire sur scène durant une dizaine de minutes, dans une pièce intitulée « Orchestra 21 ». Nous souhaiterions qu’ils soient intégrés dans le monde du travail suivant ce qu’ils savent faire », nous dit Antar Kahia, vice-président de ladite association, en marge de la cérémonie organisée avant-hier au profit des enfants trisomiques à l’occasion de leur Journée internationale. « J’ai un enfant trisomique de 15 ans, très dépendant. Il pèse lourdement sur le budget de la famille. Il y a une prime, mais elle n’est versée que pour les enfants de plus de 18 ans. Je prie à travers les médias, les autres associations et âmes charitables à mettre la main à la poche pour nous aider », se lamente un parent d’enfant trisomique. Selon le président de l’association, les enfants inscrits n’étaient pas scolarisés, « mais avec le concours de la direction de l’éducation, nous avons pu ouvrir 4 classes aménagées. Nous avons également pris contact avec la direction de la formation professionnelle pour un nombre d’entre eux en vue de les caser », dira-t-il. « Il y a trois ans, l’ancien wali nous a octroyé un terrain pour y bâtir un centre dédié spécialement aux trisomiques, mais avec les lourdeurs administratives, le projet tarde à voir le jour. Par ailleurs, un philanthrope anonyme nous a promis de financer le projet », conclut-il.