A la demande du wali, le P/APW a appelé l’ensemble des membres pour la tenue d’une session extraordinaire et débattre de l’adoption du budget préliminaire de la wilaya.

Les membres ont répondu à l’appel, mais ils se sont confinés dans le hall pour applaudir « en duplex » la suspension de la session, faute de quorum où sur les 39 membres de l’assemblée, 23 ont été portés absents. « Nous sommes tous Algériens et personne ne peut prétendre être plus Algérien que l’autre. Nous persistons et signons d’en finir avec la médiocrité », nous lance un membre opposant.
« Par définition, la démocratie c’est la majorité qui domine, mais bizarrement chez nous ici c’est le monde à l’envers », enchaine un autre. Lors d’un bref point de presse, le P/APW est revenu sur l’article 168 de la loi de wilaya ouvrant droit à l’adoption du budget en expliquant le statu quo par « une conspiration» qui vise à pénaliser le citoyen en premier lieu. «L’année 2017 est l’année politique par excellence.
Nous assistons à un spectacle de marionnettes dont les ficelles sont tirées par des sous-traitants politiques qui ne reculent devant rien à l’approche des joutes électorales », a-t-il martelé. A noter que c’est pour la 5e fois consécutive que cette session est suspendue, désapprouvée par des opposants qui exigent la restructuration des commissions, tandis que d’autres veulent, tout bonnement et simplement, déboulonner le P/APW, qu’ils accusent d’être autoritaire.