Pour permettre à un large public de connaître la maladie de coeliaque et les meilleurs moyens pour la soigner, l’association de la ligne Ahd 54 a organisé un séminaire sur le thème avec la participation de plusieurs experts venus de différentes régions du pays, et en présence de bon nombre d’enfants.

« Nous voulons que ce séminaire soit dédié aux enfants, la tranche la plus vulnérable. Nous essayons d’expliquer et de simplifier aux parents la conduite à tenir avec leurs enfants. Car, un enfant bien portant d’aujourd’hui est un homme bien portant de demain », explique N. Ghanem, secrétaire générale de ladite association. « On est là pour accompagner les malades, les enfants, notamment, en les rassurant qu’avec un régime alimentaire correct, ils pourront mener une vie normale. En conjuguant nos efforts avec ceux de nos autres collègues, nous pourrons chapeauter cette rencontre par l’élaboration des meilleurs moyens pour prendre en charge un enfant intolérant au gluten », enchaîne Lynda C., psychologue clinicienne. C’était l’occasion pour les fabricants, venus d’un peu partout, d’exposer leurs produits alimentaires « sans gluten ». « Nous travaillons en collaboration avec l’université de Constantine dans le domaine de la recherche, en vue de mettre au point un produit sans gluten mais avec les mêmes qualités gustatives », indique Mohamed Benchikh, ingénieur en agroalimentaire. Et si on apprenait aux enfants, dès le jeune âge, de manger sain, en adoptant le régime crétois, un mode alimentaire simple et naturel à base d’huile d’olive, de poissons, de fruits et légumes ? « Cela ne peut être que bénéfique pour éviter l’allergie et l’intolérance à certains aliments. Car, au final, si le régime alimentaire n’est pas respecté drastiquement par le malade coeliaque, cela pourrait entraîner chez l’enfant un retard de croissance et de puberté, et chez la femme une ménopause précoce », selon S. Benziouche, diététicienne. Elle souligne en faisant le distingo entre l’intolérance au gluten, qui se manifeste par une allergie à certains aliments et la maladie coeliaque caractérisée par la destruction des villosités des parois de l’intestin grêle, empêchant l’absorption pour entraîner l’anémie, l’ostéoporose et autres calculs rénaux.

« Pour faire simple, l’intolérance au gluten est une allergie, sans que les villosités ne soient détruites, et la maladie coeliaque se manifeste par des villosités abîmées » explique-t-elle. « Mais je tiens à lancer un appel aux responsables de faire un geste envers les malades coeliaques qui ne peuvent se payer un paquet de pâtes sans gluten. Puisque la maladie est chronique, pourquoi ne pas intégrer les produits sans gluten dans la nomenclature des médicaments remboursables ? », conclut-elle.