En ce début du mois de janvier, synonyme de prix qui flambent, les automobilistes ne se bousculent pas devant les stations-services pour s’approvisionner en essence; exception faite des véhicules équipés de moteurs hybrides ou de GPL, puisque l’augmentation n’a pas touché ce dernier.

Les plus circonspects ont déjà fait le plein la veille du jour de l’An. Mais pour combien de temps ? Les quelques automobilistes que nous avons croisés dans une station-service n’ont pas caché leur désagrément quant à la hausse qui touche un tel produit de large consommation.
«Au premier regard, une augmentation de 3 ou 5 dinars paraît peu significative, mais quand on multiplie ces quelques dinars par le volume d’un réservoir, le quotient affichera une jolie différence de 400 ou 500 dinars par rapport à l’année écoulée, en attendant d’autres surprises sur d’autres produits», se lamente un usager de la route, à bord d’une vieille Peugeot bâchée. «Cette différence de 400 ou 500 dinars, c’est juste ce que je dépense quotidiennement dans le lait et les produits d’hygiène pour mes enfants en bas âge. Nous devrons faire usage de nos jambes et minimiser nos déplacements à bord de véhicules. Cela est bon pour notre santé autant que c’est un geste respectueux de l’environnement», soutient, avec philosophie, un autre automobiliste.