Si la course s’annonce effrénée pour les postulants à l’hémicycle de l’APN, chez les citoyens lambda, l’évènement passe plutôt inaperçu ou dans l’indifférence. Pour le FLN, les préparatifs vont bon train pour la finalisation de la liste au niveau central sur les 103 candidatures.

«C’est la commission nationale au niveau du secrétariat général du FLN qui tranchera la liste des 8 membres, dont 2 femmes et 3 suppléants. On a retiré le dossier administratif que nous déposerons une fois la liste arrêtée. La mobilisation est à son comble au niveau des kasmas pour l’implantation des commissions de préparation logistique et d’information. Dans ce rendez-vous électoral, nous prônons la transparence avec des barèmes suivant la circulaire n° 2 du secrétaire générale du FLN», nous indique Mohamed Cherif Boubetra, mouhafad du FLN. Idem pour le RND. Sur une vingtaine de candidatures, la liste des 8 postulants, avec 3 suppléants, est élaborée en vue d’être approuvée mardi par le bureau et le conseil de wilaya du parti. « Nous sommes très optimistes quant aux prochaines joutes électorales, car notre formation politique est déployée équitablement sur tout le territoire de la wilaya. On encourage l’adhésion et l’implication dans la vie politique des jeunes, des femmes et des universitaires et nous avons un bon militant comme tête de liste, Ismaïl Benhamadi », nous dit A. Bentoumi, chef du bureau de wilaya du RND. Sur un air moins optimiste, le RCD se focalise sur « les tracasseries » administratives pour la collecte des signatures en vue d’entrer en lice, alors que la révision du fichier électoral prendra fin le 23 février. « Il faut 250 signatures pour chaque postulant des 8 candidats à l’APN. Pour ce faire, il faut remplir le formulaire exigeant le numéro d’inscription sur le fichier électoral. Alors là, pour obtenir une carte de votant devient un véritable parcours du combattant, ou les signatures de 10 élus, alors qu’on a boycotté les élections de 2012. En tout cas, pour qu’il y ait un changement, il faut aller voter. Pas question de laisser le champ libre à la corruption et à la médiocrité », nous lance M. Menaceria, chef du bureau régional du RCD.