« C’est parce que les dépenses liées aux accidents du travail sont faramineuses que nous organisons, depuis six ans, ce genre de rencontres de sensibilisation au profit des employeurs et des employés. Un arrêt de travail d’un mois pour accident est en fait un manque à gagner pour l’entreprise, un fardeau pour la Cnas et peut-être un accident, plus ou moins invalidant pour l’assuré »

, indique M. El Alem, Directeur de la Cnas, en marge de la journée portes ouvertes tenue jeudi dernier. Sous le poids des créances qui restent élevées et le nombre d’accidents de travail, nécessitant une prise en charge totale, la Cnas tente d’équilibrer son système de dépenses. D’où les journées portes ouvertes visant en substance à enraciner la culture de prévention des risques professionnels, particulièrement, le choix des équipements de protection individuelle. Toutefois, selon un tableau comparatif, la courbe des chiffres est en baisse. Ainsi, selon une situation arrêtée au 31 décembre 2017, le nombre d’accidents de travail est de l’ordre de 1 330, contre 1 475 en 2016, le nombre d’accidents mortels en 2017 est de 9 cas contre 12 en 2016. Par ailleurs, le nombre de jours indemnisés en 2017 est de 85 978, correspondant à 7,4 milliards de centimes de dépenses, contre 85 956 jours indemnisés en 2016, soit 7,1 milliards de centimes de dépenses d’indemnisations. Des mécanismes juridiques et normatifs importants ont été adoptés spécialement par la loi cadre n° 88-07 du 26 janvier 1988, relative à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine du travail, qui définit les voies et les moyens ayant pour but d’assurer aux travailleurs les meilleures conditions de travail, lit-on dans un document qui nous a été remis par la cellule de communication de la Cnas.