Selon un état arrêté au 30 novembre 2017 par les services de la Cnas, le taux global de recouvrement a atteint 79%, soit 81% pour le secteur privé, 93% pour le public et 9% pour l’administration. Ce taux est, pour cet organisme, insuffisant pour la survie de l’entreprise et la continuité des prestations pour des dizaines de milliers d’assurés sociaux et leurs ayants droit.

Pour tenter de convaincre les retardataires parmi les entreprises et autres institutions affiliées à la Caisse d’assurance des salariés à s’acquitter de leurs dus, le directeur de la Cnas, Mustapha El Alem, a organisé une journée d’information au siège de la Chambre de commerce et d’industrie les Bibans (CCIB). Une journée qui sonne comme un bilan, mais aussi comme une alarme tirée sur cette entreprise alourdie par les créances, assortie de sanctions pouvant aller jusqu’à 15% des participations, en plus de 5% de pénalités de retard.
De ce fait, il a appelé tous les partenaires de la Cnas à faire preuve de civisme pour lui éviter le naufrage. « Rien que pour le remboursement médicamenteux, la Cnas débourse chaque mois entre 35 et 40 milliards de centimes, tenant compte que la couverture sociale touche 84% des citoyens et avec la prise en charge de la Casnos, la couverture atteint 100 %. Et puisque les travailleurs sont les principaux pourvoyeurs qui alimentent la Caisse, nous sommes condamnés à travailler ensemble, car la survie d’une partie implique la survie de l’autre. Autrement dit, si les caisses de la Cnas sont renflouées cela se répercute positivement sur la qualité de prise en charge du malade, et si elles sont vides, les prestations diminueront ».