Son Excellence l’ambassadeur de l’Ouganda en Algérie, John Chrysostom, Alintuma Nsambu s’est rendu avant-hier à la zone industrielle, où il a rendu visite au groupe Condor. A cette occasion, il n’a pas caché son admiration des produis agroalimentaires, électroménagers, métallurgiques et électroniques sous le label Condor.

Une visite qui entre dans le cadre du renforcement des liens économiques entre les deux pays. L’ambassadeur a été reçu par le président du conseil d’administration de Condor, Abderrahmane Benhammadi et a pu visiter les différents pôles d’activités stratégiques du constructeur algérien, à savoir le secteur électronique (Unité réfrigérateur, Unité LCD), le secteur sidérurgique (Unité Bordj Steel), le secteur agroalimentaire (Unité GIPATES) et, enfin, le secteur des énergies renouvelables (Unité de production de panneaux photovoltaïques). A la fin de la visite, son Excellence, a fait part de son entière satisfaction quant aux installations dont dispose Condor, et a mis l’accent sur le rôle que pourrait jouer cette dernière sur le marché africain, tout en insistant sur la nécessité de développer davantage les relations commerciales entre les deux pays.
« Nos relations avec l’Algérie sont excellentes et remontent à longtemps. Nous formons, d’ailleurs, certaines unités de l’armée et de la police dans ce pays ami. Sauf que le volume des échanges commerciaux est insignifiant, s’élevant péniblement à quelque 12 millions de dollars pendant les trente dernières années. Il est temps de dynamiser ces relations aujourd’hui, en encourageant l’implantation des entreprises algériennes chez nous et en important des produits algériens, dont ceux de Condor, exonérés des taxes douanières, contrairement aux produits chinois lourdement taxés », a lancé l’ambassadeur lors d’un point de presse. Il poursuit : «  D’abord, nous comptons équiper toutes les villes du pays en caméras de surveillance pour un coût global de 400 millions de dollars. Pour ce faire, nous avons sollicité l’entreprise Condor de prendre une part du marché », a-t-il indiqué. De son côté, le président du conseil administration de Condor, Abderrahmane Benhammadi s’est montré prêt à répondre à la demande du marché ougandais, surtout avec l’avènement des nouvelles lois régissant le libre échange commercial en Afrique. L’Ouganda est un pays qui souffre du manque d’énergie électrique, alors qu’il est exposé au soleil à longueur de l’année. Là encore, une autre opportunité se présente au groupe Condor pour implanter des champs de panneaux photovoltaïques afin de couvrir les villages isolés. « Puisque le problème de raccordement au réseau électrique se pose avec acuité, nous avons proposé à l’ambassadeur d’acquérir des téléphones portables, moins gourmands en énergie électrique et moins coûteux que le téléphone fixe qui nécessite des installations de câbles et des poteaux. Nous avons mis au point un téléphone cellulaire avec une autonomie de batterie de 2 à 3 jours », affirme Abderrahmane Benhamadi. Avec l’imminente exploitation des gisements de l’or noir, l’Ouganda sera certainement convoité par les multinationales. Mais est-ce que les entreprises algériennes, dont Condor, parviendront à se faire une place au soleil face à la férocité de la concurrence ?
« Tout à fait. A partir du moment où nos produits, ou autre produit national, sont certifiés et compétitifs. D’ailleurs, tous les ambassadeurs africains que nous avons accueillis ici vantent notre label dans leurs pays respectifs », estime M. Benhamadi. Avant de conclure : « En tout cas, nous avons des équipes qui vont prospecter l’Ouganda sans oublier les autres pays de cette région d’Afrique qui représente un marché de plus de 300 millions de consommateurs. »