En rencontrant la presse locale, le wali a tenu à faire un tour d’horizon sur son bilan de trois mois à la tête de l’Exécutif.

Il a débuté son intervention en réitérant son appel aux investisseurs qui tardent dans le lancement de leurs projets, susceptibles de générer 20 000 emplois, en leur promettant que toutes les dispositions ont été prises pour procéder au raccordement aux différents réseaux auxquels une enveloppe de 400 milliards de centimes a été dégagée. En outre, il a souligné que le problème d’AEP sera bientôt atténué avec le transfert des eaux du barrage de Sétif. Sur le chapitre santé, le premier responsable a incité les médecins spécialistes à venir s’installer en mettant à leur disposition certaines faveurs dont 36 logements de fonction. Par ailleurs, l’hôpital d’orthopédie et de traumatologie, lancé en 2006, sera tout simplement transformé en pôle de chirurgies infantile et neurologique avec un coût d’équipement de 50 milliards de centimes. Il sera réceptionné durant le premier trimestre 2019, précise-t-il. La gare routière, un autre projet « du siècle », sera, selon l’orateur, incessamment réceptionné. L’infrastructure sera gérée par Sogral, le directeur a été désigné et un avis d’adjudication a été lancé, fait-il savoir. Mais le point le plus pertinent peut-être dans cette rencontre concernait la rareté du foncier et la possibilité de recourir à la construction verticale pour épargner les terres agricoles, rongées depuis longtemps par le béton. Ainsi, les pouvoirs publics ont, semble-t-il, trouvé la formule « magique » pour en finir avec la dilapidation des sols fertiles, construire à la verticale. En effet, selon le wali, avec la demande grandissante de logements, il est temps d’abandonner l’extension urbaine horizontale et de lorgner vers l’extension verticale ou sur des sols de moindre qualité, tout en exigeant la réhabilitation des locaux commerciaux, laissés à l’abandon dans certaines localités en les dotant d’équipements pour servir de salles de soins, de salles de jeux ou d’un autre espace d’utilité publique ou de rencontre pour les jeunes. Et faute de foncier, plusieurs projets, particulièrement dans les régions montagneuses, sont restés prisonniers des tiroirs. A ce titre, M. Bekkouche indique que plusieurs poches de plus de 2 100 hectares ont été récupérées dans ces régions mais elles seront destinées exclusivement aux projets agricoles et au profit des jeunes riverains. S’agit-il d’une prise de conscience en optant pour la construction verticale, plus économique et plus esthétique ? La démarche est en tout cas louable, pourvu qu’elle ne soit pas un coup d’épée dans l’eau. Il faudra donc beaucoup de persévérance pour la mettre en application et la généraliser sur l’ensemble du territoire de la wilaya. Sinon on risque de voir sur les terres agricoles autant d’épis que d’HLM, et tant pis pour les générations futures. n