Deux scanners flambants neufs ont été acquis, l’un par l’hôpital Mohamed-Benani de Ras El Oued et l’autre pour l’hôpital Lakhdar-Bouzidi de Bordj. On a assisté à la mise en service du bijou technologique d’une firme japonaise, après avoir été installé par une équipe de techniciens nippons, bien entendu, suivant le cahier des charges. Un atout de taille pour les deux infrastructures qui accueillent quotidiennement des centaines de malades, qui désapprouvent, souvent la qualité de prise en charge en l’absence d’un scanner.

« C’est un appareil avec lequel on peut faire tous types d’examen et toutes les options d’interprétations, sauf les examens cardiaques qui nécessitent un scanner de 64 barets. Comme il n’y a pas de radiologues à l’hôpital, nous avons élaboré une convention avec la DSP pour prêter main forte aux équipes sur place en les aidant dans les urgences vitales. Avant l’élaboration du cahier des charges et l’acquisition des deux scanners, on a pris mon avis sur la qualité du produit que j’ai approuvé. D’ailleurs, ma présence ici consiste à expliquer le mode d’emploi des différentes options de l’appareil aux techniciens chargés de le manipuler », nous explique le docteur Kasseh, radiologue libéral. Maintenant que le scanner est disponible, est-ce la fin du calvaire pour les malades qui font, habituellement, la navette entre l’hôpital et les différents cabinets de radiologie ?
« Théoriquement oui. Mais que tout le monde sache que le scanner acquis est destiné en premier lieu aux cas urgents du service des urgences, et aux nécessiteux qui peinent à débourser le coût de l’acte radiologique. Et avec la télémédecine, c’est encore mieux, puisqu’on pourra faire un scanner ici puis on envoie le CD au radiologue conventionné avec l’hôpital, qui nous renvoie l’interprétation pour faciliter à l’équipe des urgences d’agir en conséquence dans l’élaboration du schéma thérapeutique », nous explique un cadre de santé. A noter que l’hôpital Lakhdar-Bouzidi de Bordj a acquis, il y a quelques années, un scanner, à coups de milliards, mais au bout d’un an et demi il est tombé en panne. « A elle seule, la pièce coûte 1,5 milliard de centimes. Donc, mieux vaut acheter un nouveau que de rafistoler une panne qui pourrait en entraîner d’autres », poursuit notre interlocuteur. Effectivement, le nouveau scanner devra être mis à la disposition de ceux qui en ont besoin, en substance les démunis, et surtout il faudra en faire bon usage en le manipulant avec précaution si on ne veut vraiment pas qu’il rejoigne son ancêtre dans le débarras.