Les 10 millions de mètres cubes d’eau emmagasinés dans le barrage Aïn Zada, lors des dernières pluies, n’a pas suffi à combler le déficit du  rabattement des nappes phréatiques. Selon le directeur de l’ADE, M. Bensaïd, c’est à Ras El Oued que le problème d’AEP se pose avec acuité, où l’on a enregistré la chute du débit de 9 000 m3 à 4 000

, soit un déficit de 50%. Pour y pallier, un projet de renforcement du réseau d’AEP dans cette ville depuis le barrage Aïn Zada est en cours de réalisation, indique-t-il. Pour la ville de Bordj, l’approvisionnement en eau potable est au rythme d’un jour sur deux, de 21H au lendemain 6H30, sauf à Boumergued, à la périphérie est, les cités 750 et 300/Logements, la cité Mehiris ainsi que la ferme Akhrouf, où il est d’un jour sur trois. Idem pour les habitants de Aouin Zeriga, à la périphérie nord de Bordj, où l’eau coule dans les robinets  1 jour sur 3 et dans certains quartiers 1 jour sur 4. Le rabattement des nappes phréatiques n’a pas épargné Aïn Soltane. Le débit des forages a dégringolé de 5l/s à 0,8l/s, alimentant ainsi les populations au rythme d’un jour sur dix. Pour répondre aux besoins des citoyens, des citernes sont réquisitionnées pour les approvisionner quotidiennement, indique encore notre interlocuteur. Un peu plus loin, à Hasnaoua, les habitants reçoivent  l’eau au rythme d’un jour sur huit, à Medjana 1 jour sur 4, le même rythme à El Hamadia et Birkasdali. Dans cette dernière localité, l’AEP s’est améliorée après la mise en service du nouveau forage Djouaher qui débite 14 litres par seconde.
En revanche, les habitants de Bordj Ghedir sont alimentés à raison d’un jour sur deux avec une amélioration de la distribution avec la mise en service du 2e forage Cota2. « Le taux de remplissage du barrage est de 20%, soit 26 millions de mètres cubes, une quantité suffisante pour passer Ramadhan et la saison estivale sans crier à la soif », rassure notre interlocuteur.