Les marchés pétroliers n’avaient plus revu ces prix depuis deux années et demie. Les cours du Brent sont montés encore plus haut hier pour dépasser les 65 dollars le baril, boostés par une offre européenne perturbée par fuite de l’oléoduc Forties en mer du Nord et notamment l’objectif de l’Arabie saoudite de réduire ses livraisons de brut aux pays asiatiques dans le cadre de l’équilibrage du marché, tel que décidé par l’Opep et d’autres pays non-membres du cartel.

Les pays producteurs de pétrole, notamment ceux dont les économies dépendent grandement des recettes générées par l’exportation de l’or noir, doivent incontestablement bien se réjouir de cette tendance à la hausse des cours qui se maintient, et se renforce même lorsque d’autres facteurs viennent s’ajouter à la décision de l’Opep.
Le pétrole termine l’année 2017 bien mieux qu’il ne l’avait entamée, et, dans cette nouvelle configuration de marché qui hisse les prix du brut bien au-delà des 55 à 60 dollars espérés, les prévisions budgétaires des pays servis par cette progression des cours sont automatiquement revisitées et profitent d’une révision à la hausse. C’est le cas, bien sûr, de l’Algérie qui devrait récolter quelques milliards supplémentaires de ses exportations d’hydrocarbures.
Des ressources en monnaie forte peut-être inespérées il y a à peine quelques mois, et sans doute bonnes pour le moral économique du pays en cette période où tout dollar en plus dans les caisses de l’Etat contribue à renforcer le bouclier financier et à faire de la résistance assez solide à la crise économique que traverse le pays.
Ce moral peut aussi compter sur les chiffres contenus dans le dernier rapport de l’Organisation des Nations-unies. Cette dernière prévoit une croissance économique en Algérie plutôt positive en avançant des taux bien plus encourageants que ceux publiés récemment par le Fonds monétaire international.