Par Hamid Bellagha

Lentement, mais sûrement, le variant Omicron fait son bout de chemin qui, dans pas très longtemps, se transformera en autoroute. Le ministère de la Santé ne trouvant pas les mots, les gestes et les discours qu’il faut pour convaincre, sans doute, la population la plus « vaccinophile » au monde, se retourne vers des solutions plus terre-à-terre pour inciter plus de 70% des Algériens à retrousser une manche comme la fibre religieuse à travers les imams. Ce n’est pas très… catholique, mais bon, si ça peut donner des résultats, pourquoi pas ? Sinon, c’est toujours des campagnes de vaccination à la queue leu leu, se ressemblent et se désassemblent à peine entamées. C’est l’exécutif qui reprend le même problème en espérant avoir de meilleures solutions, décidément une addiction aux impasses générées par une vision de la chose vaccinale très floue.
Pendant ce temps, le nombre de contaminés et de contaminations ne cessent de grimper aussi haut que la fièvre qui affecte les nombreux malades qui se déclarent dans des hôpitaux pleins à craquer, mais qui manquent cruellement de personnel, 30 à 40 % étant déjà passés du côté des infectés.
Le même constat de courant d’air des personnels est relevé partout dans les entreprises, que ce soit à la Poste, Sonelgaz ou dans le privé. Partout, les congés de maladie s’accumulent en même temps que les boîtes de vaccins dans les locaux de Saidal.
Une impasse, des impasses qui bloquent toutes les initiatives qui auraient pu afficher un 70 % pour les vaccinés et non, comme c’est le cas, aujourd’hui, pour ceux qui ne le sont pas, conduisant à des pénuries de médicaments anti covid pour un traitement qui n’existe pas, comme le clament haut et fort tous les scientifiques du monde, ressassant qu’il n’y a que les gestes barrières et le vaccin pour bloquer ce satané virus et une flopée de compléments alimentaires ou de vitamines pour booster l’immunité. Une immunité que l’on voudrait collective après l’échec d’une collectivisation de la vaccination. Une immunité collective qui se paye très chère car passant par des contaminations de la quasi population, ce qui ne sera pas sans conséquences sanitaires désastreuses.
Il demeure peut-être une dernière option pour le gouvernement qui est, et ne peut-être autre chose, la vaccination obligatoire, une option adoptée il y a quelques années quand des charlatans scientifiques ont voulu et abouti à mettre en doute la vaccination classique des enfants. Il a fallu que l’exécutif interdise l’accès aux trois paliers du savoir aux non vaccinés pour que tout le monde rentre dans le rang et dans les centres de vaccination. C’était une question de vie ou de mort, et ça l’est encore aujourd’hui pour d’autres dangers, une autre épidémie.