La suspension du service du «Taxi rose» réservé exclusivement aux femmes, lancé à Blida, est principalement due au fait que le promoteur de cette société ne détient pas une autorisation d’exploitation d’un service de taxi, a dévoilé, lundi, le directeur des transports de la wilaya, Mohand Cherif Idir. «Le service du Taxi rose, entré en exploitation depuis plus d’une semaine à Blida, a été suspendu dimanche, après confirmation que le promoteur de cette société activant dans la location de véhicules, n’est pas en possession d’une autorisation d’exploitation d’un service taxi, ce qui est en infraction avec la réglementation en vigueur», a indiqué, à l’APS, M. Idir. Ce même responsable a fait savoir que «suite à cette suspension, le promoteur de la société en question, a été reçu par les services de la wilaya et de la direction des transports, qui lui ont demandé de présenter un dossier à ce sujet, en vue de son introduction auprès du ministère de tutelle», pour, a-t-il dit, «solliciter une autorisation exceptionnelle, vu que les autorisations d’exploitation du service taxi sont gelées depuis le 10 décembre 2010».
M. Idir a, par ailleurs, rejeté les allégations diffusées, via les réseaux sociaux, relatives à des restrictions exercées sur les jeunes porteurs de projets, assurant être disposé à les aider. Quant au promoteur de ce projet, il a affirmé pour sa part, que sa société «n’exerce pas l’activité de taxi, mais plutôt la location de voiture avec chauffeur. Ce qui n’est pas opposé au service que nous offrons», a-t-il soutenu. Il a observé, en outre, que les véhicules de sa société ne portent aucun signalement les désignant comme taxi, mais sont identifiés sous l’appellation «Service Moov». «Nos véhicules ne se trouvent pas à la station de taxis, ni même aux places réservées aux taxis», a-t-il assuré. <