La production d’agrumes, à Blida, pour la présente campagne 2019/2020 devrait dépasser les quatre millions de qx, selon les prévisions de la direction des services agricoles (DSA) de cette wilaya, classée leader national dans cette filière agricole.

« La production d’agrumes de la wilaya, pour la présente campagne, devrait dépasser les prévisions fixées pour la filière, estimées à 4.256.273 qx (toutes variétés confondues d’agrumes)», a indiqué, à l’APS, la responsable par intérim du service de production et de soutien technique à la DSA, Djamila Daoudi. Elle a assuré que ce fait avait déjà été vérifié, l’année passée, durant laquelle la filière avait réussi à «dépasser les objectifs de production fixés à 4.211.708 qx d’agrumes, en ayant atteint une récolte de pas moins de 4.431.928 qx», s’est-elle félicité. La filière agrumicole à Blida est le siège d’un développement notable ces dernières années, lequel est reflété par un volume de production de deux millions de qx, en 2004, porté à plus de quatre millions à partir de 2014. Ce volume de production a été maintenu, depuis lors, est-il signalé de même source. Selon Mme Daoudi, cette performance s’explique notamment par l’extension de la superficie agricole affectée à la culture d’agrumes, estimée actuellement à 19.304 ha, soit un taux de 60 % de la superficie agricole de la wilaya. L’agrumiculture est particulièrement concentrée dans quatre communes de la wilaya, considérées comme leaders dans le domaine, à savoir Oued El Alleugue et Boufarik au Nord, Chebli à l’Est et Mouzaia à l’Ouest. Le volume d’agrumes destiné à l’industrie de transformation, tant alimentaire qu’esthétique, n’a pas dépassé les 103.000 qx, en 2018, soit un taux de près de 2,4% de la production de la wilaya, a indiqué par ailleurs, la même responsable, estimant ce taux «très faible», eu égard à la disponibilité de trois unités de transformation à l’échelle locale, a-t-elle relevé. Elle a cité, à l’origine de cette faiblesse, la «préférence des agriculteurs pour le gain facile», soulignant que ces derniers «privilégient la vente des agrumes, sur les marchés, à des prix élevés, comparativement à ceux fixés pour les unités de transformation», a-t-elle fait savoir.
(aps)