La direction de la formation professionnelle et de l’apprentissage de la wilaya de Blida a mis en garde samedi contre les «publicités mensongères» diffusées sur la Toile par quelques écoles privées et associations portant sur l’organisation de sessions de formation couronnées de diplômes agréés par l’Etat. «Les publicités diffusées ces derniers temps via les réseaux sociaux par certaines écoles privées et associations portant sur l’organisation de sessions de formations couronnées de diplômes agréés «sont totalement étrangers au secteur de la formation et de l’enseignement professionnel», a-t-on affirmé à la direction de la formation professionnelle et de l’apprentissage de la wilaya de Blida. A la veille de la rentrée professionnelle, prévue le 27 février courant, «nos services ont constaté la diffusion, par certaines écoles privées et associations, via les pages de réseaux sociaux, de plusieurs annonces portant sur l’organisation de sessions de formation professionnelle, incluant la formule +couronnée d’un diplôme agréé par le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels ou d’un diplôme agréé par l’Etat+», a indiqué à l’APS la directrice du secteur, Halima Meziani, affirmant que ces sessions «sont totalement étrangères au secteur de la formation et de l’enseignement professionnels «. Mettant en garde les citoyens, notamment les jeunes souhaitant suivre des formations, contre ces publicités, Mme Meziani a souligné que les diplômes délivrés par ces établissements et écoles «ne sont pas agréés par le secteur et, de ce fait, non reconnus». La directrice du secteur a précisé les diplômes d’Etat et les certificats de qualification «ne sont délivrés que par des établissements publics de formation professionnelle en vertu d’une convention signée avec eux et qu’aucun établissement privé n’est habilité à les délivrer». Mme Meziani a fait part de l’enregistrement, par sa direction, de «plusieurs plaintes de jeunes bénéficiaires de formations de courte durée (de pas plus de trois jours) en contrepartie de diplômes délivrés par des établissements privés qui, une fois déposés auprès de dispositifs d’emploi, se sont vus rejetés car non agréés par le secteur de la formation professionnelle», a-t-elle déploré. «Ce problème a été soumis au ministère de tutelle pour examen», a-t-elle ajouté, appelant les jeunes à se rapprocher de la direction locale pour obtenir les informations nécessaires sur les offres de formation assurées par le secteur. A noter que le secteur assure près de 7.929 offres de formation pour la session de février, couronnées par un diplôme d’Etat ou un certificat de qualification, après un stage de formation de trois à six mois, ou de deux à six mois. n