De nouvelles commissions ayant pour mission le contrôle des marchés, au regard de la prolifération du phénomène du commerce illicite d’animaux sauvages, seront créées par la Direction générale des forêts (DGF) après celles déjà installées à Tlemcen, a dévoilé, mercredi à Blida, un cadre de cette direction, Nafissa Mohieddine.

Outre des représentants de la Gendarmerie nationale, ces commissions renfermeront des membres de la Protection civile et de la Fédération nationale des chasseurs d’Algérie, a indiqué à l’APS Mme Mohieddine, en marge du 2e et dernier jour de l’atelier régional sur le braconnage et le commerce illicite des animaux sauvages, organisé à Blida. La mission des commissions consistera principalement en le contrôle des marchés qui enregistrent une prolifération de ce phénomène, a-t-elle ajouté, parallèlement à la réalisation de patrouilles au niveau des sites d’attraction des chasseurs durant les jours de congés et la nuit. Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Amar Zahi, a plaidé pour l’impérative établissement de «sanctions légales répressives à l’encontre de ces criminels (braconniers) qui ont participé à la disparition de plusieurs espèces animales protégées», au moment où de «nombreuses autres sont en voie de disparition, à l’instar du lapin de garenne et des gazelles». M. Zahi a également cité l’hyène parmi les animaux braconnés, les plus menacés de disparition, en raison de «leur prix astronomique sur le marché, où un (1) gramme de cervelle de cet animal est vendu à 50.000 DA en vue de son exploitation dans des activités de sorcellerie, notamment», a-t-il déploré. La manifestation, organisée par le Commandement régional de la Gendarmerie nationale, a été clôturée par l’émission d’une série de recommandations, parmi lesquelles, l’implication d’éléments de la Fédération nationale des chasseurs dans certains barrages sécuritaires au niveau des régions connues pour ce type d’activités criminelles. Une proposition relative à l’institution d’une journée nationale pour la lutte contre le braconnage, à l’image de la Journée mondiale de la vie sauvage, célébrée le 3 mars de chaque année, a été également émise, comme il a été fait appel aux mass medias pour sensibiliser les citoyens sur ce phénomène nuisible à l’équilibre environnemental. Cet atelier est le 5e du genre après ceux tenus à Oran, Bechar, Ouargla et Tamanrasset, dans l’attente de l’organisation prochaine du 6e et dernier atelier à Constantine.