L’ancien service de néphrologie, qui se trouvait au niveau du service de cardiologie et de la médecine interne, sera réhabilité et dédié aux développement de la cardiologie, a annoncé, mardi à Blida, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui. En réponse à l’APS en marge de la visite de travail dans la wilaya de Blida, le ministre a déclaré que «l’ancien service de néphrologie et d’hémodialyse qui se trouvait au niveau de l’Hôpital Frantz Fanon avant son transfert au centre hospitalier spécialisé dans la greffe d’organes et de tissus, sera réhabilité et dédié à la cardiologie pour développer cette spécialité au profit des citoyens». «Nous avons chargé le directeur local de la santé et les responsables de l’Hôpital de réaliser une étude et une fiche technique et nous allons les accompagner en débloquant l’enveloppe financière nécessaire pour la réhabilitation des anciennes bâtisses», a-t-il expliqué, ajoutant qu’»une fois réalisé, le projet sera mis à la disposition du service de cardiologie qui a une renommée nationale et des compétences que nous devons accompagner et renforcer davantage au service de la santé publique». «Nous avons décidé avec le wali, le directeur local de la santé, et les conseils médical et scientifique de transférer les malades du service néphrologie vers un hôpital spécialisé avec des médecins spécialistes en néphrologie et histologie avec des prestations à la hauteur des aspirations du citoyen», a encore déclaré le ministre. Pour sa part, le directeur de la Santé à la wilaya de Blida, Ahmed Djemai, a indiqué à l’APS que le service d’hémodialyse au niveau du CHU Frantz Fanon a été transféré, samedi dernier, vers le centre hospitalier spécialisé dans la greffe d’organes et des tissus. Les insuffisants rénaux dans la wilaya de Blida ont, à plusieurs reprises, protesté contre la dégradation des services et la vétusté des équipements de dialyse et réclamé l’amélioration de leurs conditions de soins.
Mesures coercitives pour mettre fin aux agressions contre les personnels de santé
Qualifiant les agressions contre les personnels de santé d’»inacceptables», M. Miraoui a affirmé qu’il s’agit d’un «délit» et, qu’à ce titre, les mesures qui s’imposent seront prises. «Je ne tolère aucune agression contre les personnels de santé dans l’exercice de leurs fonctions car il s’agit d’un délit que rien ne saurait justifier», a insisté le ministre lors de la conférence de presse au sujet des agressions que subissent les personnels de santé dans certains hôpitaux. «En cas de manquement de la part d’un membre du personnel médical, c’est à l’administration de prendre les mesures idoines» et pas aux citoyens, a-t-il ajouté. «Nous dénonçons ces pratiques qui nous sont étrangères, car en tant que peuple musulman nous devons nous respecter les uns les autres», a-t-il poursuivi, soulignant qu’’il existe des moyens civilisés de réclamer ses droits». n