Des dégâts considérables ont été enregistrés au niveau des vergers d’agrumes de la wilaya de Blida suite aux dernières intempéries ayant caractérisé la région, à l’instar d’autres wilayas, a-t-on appris, dimanche, du secrétaire de la Chambre d’agriculture de la wilaya.

Les dernières intempéries, accompagnées de vents forts, ont causé la perte d’un volume de plus de 40% de la production d’agrumes, a indiqué à l’APS Meamer Abri, signalant que de nombreux agriculteurs se sont présentés au niveau de ses services, ces derniers jours, aux fins de les aviser du volume de leurs pertes.
L’humidité a été aussi citée en cause par le même responsable dans l’apparition de nombreuses maladies au niveau des orangers notamment, causant ainsi la chute des oranges, a-t-il déploré, signalant de grandes quantités d’oranges au niveau du sol, dans des vergers de Beni Tamou et Beni Merad, notamment. D’où la crainte exprimée par les agriculteurs locaux que cet état de fait « impacte négativement » sur le volume de production attendu cette année à Blida, où les contrats de performance de la wilaya fixent un objectif de plus de 4 millions de quintaux d’agrumes, pour la filière, selon les prévisions de la Direction des services agricoles de la wilaya.
Selon M. Abri, un rapport exhaustif sur le volume des pertes enregistrées est en cours d’élaboration pour le soumettre au wali, aux fins de trouver le meilleur moyen d’indemniser ces agriculteurs, « dont une majorité ne sont pas assurés », a-t-il ajouté.
La superficie agrumicole à Blida occupe un taux de 60 % de la Surface agricole utile (SAU) de la wilaya, soit 17,318 ha. Au titre du développement de cette filière, fortement répandue dans la plaine de la Mitidja, la Chambre d’agriculture de la wilaya a organisé, l’année dernière, une session de formation au profit de 140 stagiaires, sur l’élagage des arbres, considéré comme un facteur principal dans le rendement des vergers agrumicoles, selon M. Abri, qui a fait part de la programmation de sessions similaires prochainement avec l’élargissement de la formation aux techniques agricoles modernes.
« L’organisation de ces sessions de formation, dont l’encadrement est assuré par des cadres du Centre de formation et de vulgarisation agricole de Médéa et de l’Institut d’irrigation de l’arboriculture fruitière, est une réponse à une doléance des professionnels du secteur, qui ont relevé un déficit en main-d’œuvre qualifiée », a souligné M. Abri. Ajoutant que l’opération vise, également, à encourager les jeunes à intégrer la filière suite au constat d’un recul, a-t-il dit, dans la spécialité d’élagage des arbres notamment, dont la pratique est réduite, ces dernières années, aux personnes âgées.