L’impératif de l’exploitation des énergies renouvelables dans la production d’électricité a été, mardi, au centre de la deuxième et dernière journée d’une rencontre organisée sous le thème « La réduction de la facture d’électricité par la rationalisation de la consommation énergétique ».

Les intervenants à cette journée ont plaidé, au terme des travaux, pour la nécessité de s’orienter vers les énergies renouvelables dans la production d’électricité, au vu des avantages assurés par ce type d’énergie propre tant sur l’environnement, qu’en matière d’économie d’énergie, outre les nouveaux emplois qu’elle va générer.
Pour illustrer ce propos, Bilal Ouerd, ingénieur au département des énergies renouvelables relevant du Centre de recherche et de développement de l’électricité et du gaz, a fait part d’expériences réalisées par cet établissement, par l’exploitation de panneaux solaires dans la production d’électricité, ayant abouti à une « bonne économie» d’énergie, estimée à 50 000 KWT/h d’électricité.
Il a souligné que ce mode de production d’énergie est effectivement en cours dans plusieurs régions du sud du pays, dont Tamanrasset, Illizi, Tindouf et Adrar. L’experte en biodiversité, Razika Kherchi, a souligné, pour sa part, la démarche étatique vers la création de villes écologiques, s’appuyant sur l’énergie photovoltaïque, à l’instar de celle de Sidi Abdallah, inscrite au titre du programme énergétique national (2030) visant l’exploitation, à l’avenir d’énergies propres, en remplacement de l’énergie électrique produite par le gaz ou l’eau.
La conférencière s’est félicitée, à l’occasion, du début de concrétisation du projet de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), ayant abouti à ce jour, à la réalisation de 600 habitations « bio climatiques », appelant à la généralisation de ce projet, qui va « contribuer à l’économie de l’énergie et à la protection de l’environnement », a-t-elle soutenu. « L’Algérie a les moyens de concrétiser cette politique énergétique, grâce à un soleil brillant toute l’année sur son territoire, en plus de laboratoires, centres et compétences humaines, soutenus par un cadre juridique adéquat », a estimé, à ce propos, la directrice de l’énergie, Benchaà Samia.