L’université Saâd Dahlab de Blida a abrité, jeudi dernier, un séminaire national, le premier du genre, sur le thème des « connaissances et méthodes de lutte contre les parasites des plantes et des animaux ». Cette rencontre scientifique importante a permis de faire le constat selon lequel la majorité des opérateurs agricoles dans le pays agissent sans l’accompagnement nécessaire que doivent leur prodiguer les ingénieurs, les techniciens et les spécialistes du domaine, en particulier lorsqu’il s’agit de prévenir les risques de maladies et de parasites. « Une majorité des agriculteurs ne maîtrise pas les bases du génie agricole, notamment ce qui a trait à la lutte contre les parasites des plantes et des animaux, qui impactent considérablement sur la qualité et la quantité de leurs rendements », confirme dans une déclaration à l’APS le chercheur Redouane Saidi de l’université de Laghouat. Ce spécialiste a appelé à « la mobilisation de conseillers pour assurer l’accompagnement des agriculteurs », à l’image de ce qui a cours dans les « pays développés, où les agriculteurs s’appuient dans leur travail sur « l’expertise des conseillers agricoles, avec pour résultat une bonne qualité « de production ». Il a plaidé pour la mise en œuvre de cette expérience en Algérie, dans un objectif de relance du secteur « qui est garant de la consécration de la sécurité alimentaire », a-t-il estimé.Le professeur Saidi a, également, déploré l’absence, ou manque de spécialistes dans ce domaine, dont la tache sera d’inculquer, à l’agriculteur, « les nouvelles méthodes en usage dans le secteur pour réduire leurs frais et relever leurs rendement aux plans quantité et qualité », a-t-il observé. Il a cité parmi les problèmes dans la nuisance pourrait être réduite, si les agriculteurs pouvaient s’appuyer sur l’expertise des conseillers agricoles « les parasites des plantes et des animaux , dont une majorité des agriculteurs ignorent les types (de parasites) nuisibles et bénéfiques, outre le mauvais usage des pesticides chimiques, et le moyen de se débarrasser des contenants un fois vides, sans porter atteinte à l’environnement et à la santé publique », a expliqué le même chercheur. Les intervenants à ce séminaire se sont accordés sur l’ « impérative adoption d’une nouvelle stratégie dans la lutte contre les parasites des plantes et des animaux », représentée, ont-ils dit, dans la réduction de l’usage des pesticides chimiques, et leur remplacement par des substances produites à base de plantes, un projet en cours de mise en œuvre au niveau de l’universite de Laghouat, a fait savoir le professeur Saidi.
Ils ont, également, plaidé pour la formation des agriculteurs, en leur inculquant les nouvelles méthodes de travail en cours dans le secteur, garantes d’un gain de temps pour eux, et de coûts réduits, avec à la clé de meilleurs rendements. L’opportunité a donné lieu à la présentation, en marge de ce séminaire, d’études et de recherches scientifiques, réalisées par des étudiants doctorants algériens, axées sur les nouvelles méthodes de lutte contre les parasites des animaux et des plantes. n