Organisé à Biskra par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc), le séminaire national intitulé «l’impact de la poésie populaire sur l’écriture de l’Histoire » abordera, durant deux jours, mercredi et jeudi 22 et 23 janvier, la question des lectures de l’Histoire au travers des textes poétiques populaires, et tout particulièrement du patrimoine « melhoun», annoncent les organisateurs dans un communiqué parvenu à la Rédaction.
A l’occasion de cette manifestation, une quinzaine de spécialistes, universitaires, auteurs et poètes, aborderont à travers leurs communications le degré de véracité que peuvent porter les textes au fil des générations, mais également leurs impacts sur la constitution et l’évolution de la société.
Le séminaire, organisé à la salle El fikre wal Adeb de Biskra, sous le patronage de la ministre de la Culture et en collaboration avec la direction de la culture de la wilaya de Biskra et l’Association nationale de la littérature populaire, est tel que le souligne l’Aarc dans son communiqué, est le premier du genre à « poser de manière scientifique la question de l’authenticité des informations portées par ce type de littérature et la véracité de son contenu».
Les organisateurs ont ajouté, hier, qu’il s’agissait pour l’Aarc de proposer en plus des habituels événements culturels, une lecture de fond, académique, scientifique du patrimoine algérien. Le choix de la ville de Biskra s’expliquant ainsi par «l’histoire et la tradition poétique melhoun de la ville de Biskra (…) Par ailleurs, nous avons souhaité organiser cet événement dans une région du Sud, surtout qu’il intervient après une rencontre à Mostaganem ».
Au programme de la première journée de ce séminaire national, dès l’ouverture à 15 heures, la projection d’un film documentaire sur le poète populaire Cheikh EL Ardjani de Biskra, suivie d’une série de déclamations poétiques, en conviant des personnalités telles Cheïkh Amar Bouaziz, Bachir Tehami, Boubakeur Khoudir ou encore Khaled Chahlel Yacine et Hamza Benbouziane. La seconde journée, également organisée à la salle El Fikre wal Adeb, sera quant à elle consacrée aux communications et débats avec la participation de quatre professeurs, Youcef Chagra, Djalel Khechab, Khaled Chahlel Yacine et Mme Chamma Derouiche. Les rencontres et conférences devront par ailleurs donner lieu à une publication de l’Aarc des actes de cette rencontre académique, avec l’objectif que «cet ouvrage soit ajouté aux livres des bibliothèques algériennes, au grand public et proposé aux historiens et chercheurs». n