Le Salon des produits agricoles et de la promotion des exportations a fermé ses portes, hier, 10 janvier, après deux jours d’intense activité au cours desquels les plaidoiries n’ont pas manqué en faveur du produit algérien et la nécessité, pour ses fabricants, de gagner des parts de marché à l’export.

Par Salim Benour
Parmi les intervenants qui ont défendu ce produit, à l’occasion des communications et des rencontres parallèles aux échanges commerciaux purs, l’Anexal n’a pas manqué d’insister sur la « nécessité d’accompagner le producteur algérien et de l’assister pour mieux se positionner sur les marchés extérieurs » des pays du voisinage mais également ceux plus lointains, en Europe, par exemple.
« La demande en produits du terroir de qualité est importante », a rappelé le président de l’Association nationale des exportateurs algériens. « La promotion du produit local à l’étranger et la volonté politique devraient permettre d’augmenter le volume des exportations hors hydrocarbures, notamment dans le secteur agricole et des produits à valeur traditionnelle et culturelle », a déclaré Ali-Bey Nasri, rappelant que de nombreux opérateurs algériens « de la région de Biskra mais d’ailleurs dans le pays », sont « déjà présents sur de petits marchés prometteurs en France et en Europe ».
Le président de l’Association et bon observateur de la sphère économique algérienne a évoqué la « filière dattière », « les produits du terroir », les « épices » et « autres produits culinaires » pour lesquels « on peut exporter chaque année pour des millions de dollars si l’Etat poursuit davantage sa politique de facilitation » des opérations à l’export. Hors des produits de la terre, Ali-Bey Nasri a donné aux médias l’exemple des métaux ferreux.
« L’Algérie qui exportait à peine pour 40 millions de dollars de produits ferreux a réussi, aujourd’hui, à vendre ces produits pour près d’un milliard de dollars », a-t-il soutenu. Les participants au Salon ont jugé nécessaire de régler les problèmes qui freinent aujourd’hui les opérations d’exportation telle la hausse des frais de transport et l’absence des conditions de stockage pour certaines marchandises, notamment agricoles.