Le bilan quotidien des cas de contaminations en Algérie annoncé hier fait état d’une remontée des cas confirmés, après une baisse continuelle sur plusieurs semaines. En effet, l’Algérie en enregistré 155 nouveaux cas confirmés de Covid-19 durant les dernières vingt-quatre heures, contre 146 la veille. Le nombre de décès a augmenté, passant à 7 nouveaux morts les dernières vingt-quatre heures contre 5 la veille.
Quant aux guérisons, elles sont restées relativement stable, avec 101 patients rétablis ayant quitté les établissements de santé durant les guérisons et 7 décès ont été enregistrés durant les dernières vingt-quatre heures, contre 102 la veille, a indiqué le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, Dr Djamel Fourar. Les cas graves en réanimation ont connu une légère baisse. Il y a «23 patients actuellement en soins intensifs», a fait savoir Dr Fourar, contre 25 la veille.
Ainsi, Depuis le début de la pandémie en Algérie le 25 février dernier, le pays totalise un nombre de confirmés en Algérie s’élevant à «51.368 dont 155 nouveaux cas, soit 0,4 cas pour 100.000 habitants lors des dernières 24 heures, un total de décès de 1.726 cas, alors que le nombre de patients guéris est passé à 36.063», selon les précisions données par le Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie.
La répartition à travers le territoire, selon le même responsable, fait ressortir que «24 wilayas ont recensé moins de 9 cas durant les dernières vingt-quatre heures, 4 wilayas ont enregistré plus de 10 cas, alors que 20 autres n’ont notifié aucun cas». La veille, elles étaient 19 wilayas à avoir enregistré zéro cas.
Le porte-parole du Comité scientifique a donné, à la fin de son point de presse, les mêmes conseils de prévention et d’hygiène sanitaires, notamment l’obligation du port du masque et la distanciation physique dans les lieux publics, mettant en exergue que le virus est toujours en circulation.
«Un million de personnes ont maintenant perdu la vie à cause du Covid-19 et bien plus encore souffrent à cause de la pandémie», a déclaré le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en mettant aussi en lumière la rapidité sans précédent avec laquelle le monde a réussi à mettre au point des tests et à se mobiliser pour trouver au plus vite des vaccins efficaces et sûrs. Il y a donc une note d’espoir malgré tous les dégâts qu’a causés la pandémie que le plan humain – avec un million de morts et près de 2 millions de cas quotidiens, et socioéconomique.
«La leçon la plus importante est toujours la même : quel que soit le stade de l’épidémie dans un pays, il n’est jamais trop tard pour changer le cours des choses», a écrit le patron de l’OMS dans une tribune publiée par le quotidien britannique The Independent.
Mais l’amère vérité est là : la pandémie, qui semblait un temps sous contrôle dans une bonne partie du monde, semble désormais reprendre de plus belle avec la réouverture des économies. L’OMS a enregistré un record de 4 millions d’infections avérées ces deux dernières semaines.
Outre les mesures de prévention, le seul espoir reste le vaccin que de nombreux laboratoires de recherches sont en train de mettre au point. Un vaccin qui ne sera cependant pas accessibles aux populations pauvres. C’est pour cela que décision a été prise de leur réserver 100 millions de doses.
«Cent millions de doses supplémentaires de futurs vaccins contre le Covid-19 ont été réservées pour les pays pauvres», a annoncé hier l’Alliance pour les vaccins (Gavi) qui collabore avec l’OMS. Au début d’août dernier, Gavi et la Fondation Bill & Melinda Gate avait déjà annoncé une collaboration avec le Serum Institute of India (SII), le plus grand fabricant mondial de vaccins en volume, pour livrer 100 millions de doses. Les vaccins seront vendus à un prix maximal de 3 dollars par dose, avec la possibilité d’en obtenir plus, selon l’AFP.
Mis au point par les laboratoires pharmaceutiques suédo-britannique AstraZeneca et américain Novavax, ils seront ensuite fabriqués par le SII qui les reversera à la coalition contre le coronavirus lancée par l’OMS et baptisée Covax (Covid-19 Vaccine Global Access; accès mondial au vaccin contre le Covid-19). Cette collaboration va permettre à l’institut indien d’augmenter dès à présent sa capacité de production afin que, une fois qu’un ou plusieurs vaccins auront obtenu l’approbation réglementaire et le feu vert de l’OMS, les doses puissent être distribuées dans les pays à faibles et moyens revenus pas avant le premier semestre 2021. <