Le nouveau coronavirus s’accroche de plus en plus, ne laissant de répit pour personne,et ce, à l’échelle mondiale. En Algérie, les contaminations ont poursuivi leur hausse en se maintenant au-dessus des 300 cas pour le troisième jour consécutif. Il en est de même pour les patients en soins intensifs qui ont considérablement augmenté.
Ce sont, en effet, 319 nouveaux cas confirmés de Covid-19 qui ont été enregistrés durant les dernières vingt-quatre heures, contre 306 la veille. Le nombre de décès a légèrement baissé, s’établissant à 7 durant les dernières vingt-quatre heures, contre 8 la veille. Les guérisons ont connu une hausse, passant à 195 malades rétablis ayant quitté les structures de santé, contre 184 la veille, a indiqué le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, Dr Djamel Fourar.
Ce dernier a également fait savoir qu’il y a «48 patient actuellement en soins intensifs», ce qui représente une hausse sensible comparativement aux jours précédents et alerte que la situation des cas graves commence à se compliquer.
Les nouveaux chiffres font augmenter «le total des cas confirmés à 57 651 dont 319 nouveaux cas, soit 0,7 cas pour 100 000 habitants lors des dernières vingt-quatre heures, celui des décès à 1 956 cas, alors que le nombre de patients guéris est passé à 40 014», a précisé Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie.
Par régions, «11 wilayas ont recensé durant les dernières vingt-quatre heures moins de 9 cas, 10 autres ont enregistré plus de 10 cas, alors que 27 autres n’ont enregistré aucun nouveau cas», a affirmé Dr Fourar, tout en réitérant ses appels à la vigilance en cette période de forte hausse de contaminations et où le virus a repris une activité plus intense faisant craindre une seconde vague en Algérie.

Plus de 1,18 million de décès dans le monde
La pandémie de coronavirus a fait au moins 1 182 840 décès dans le monde depuis son apparition à la fin de décembre dernier, alors que 45 millions de cas d’infection au virus ont été enregistrés, selon un bilan établi à partir de sources officielles diffusé par l’AFP. «Plus de 45 105 670 cas d’infection ont été diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 30 209 500 sont aujourd’hui considérés comme guéris. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les Etats-Unis avec 1 021 nouveaux morts, l’Inde (563) et le Brésil (513). L’Europe, qui vit une seconde vague de pandémie, voit ses pays «se barricader les uns après les autres», avec de nouvelles restrictions et couvre-feu. Il en est ainsi pour la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et la Belgique.
Dans les pays voisins du Maghreb, la situation n’est pas meilleure. Le Maroc connaît un «niveau inédit» de contaminations – parfois plus de 4 000 nouvelles infections au quotidien ces derniers jours -, et le nombre de décès s’est sensiblement accéléré, avec désormais plus de 3 000 morts, selon l’AFP. Des restrictions de déplacements entre grandes villes sont en place depuis fin juillet, et Casablanca, agglomération la plus touchée, est sous couvre-feu nocturne. L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’au 10 novembre.
En Tunisie, les autorités ont décrété jeudi un couvre-feu nocturne national, la fermeture des écoles et l’interdiction des déplacements entre régions, afin de lutter contre une recrudescence de l’épidémie de nouveau coronavirus. Les cafés et restaurants seront fermés à partir de 15H GMT et toutes les manifestations seront interdites pendant deux semaines. De plus, les rassemblements de plus de 4 personnes seront interdits dans les lieux publics. La Tunisie, pays de 11 millions d’habitants, a officiellement enregistré plus de 1 000 cas par jour ces dernières semaines, alors que les hôpitaux sont à la peine pour gérer l’afflux de patients. Au total, 54 278 cas ont été officiellement recensés, dont 1 153 décès.

Appel international à laisser les écoles ouvertes
Les agences onusiennes Unesco et Unicef, ainsi que la Banque mondiale, plaident pour laisser les écoles ouvertes dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 dans un rapport publié mercredi qui souligne les dégâts posés à la scolarité dans les pays pauvres. «Il est essentiel d’accorder la priorité à la réouverture des écoles et de fournir des cours de rattrapage indispensables» aux élèves qui ont subi une fermeture des écoles, a affirmé dans un communiqué Robert Jenkins, responsable du département Education à l’Unicef.
«Nous n’avons pas besoin de chercher bien loin pour voir les ravages que la pandémie a causés à l’apprentissage des enfants dans le monde entier. Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, cette dévastation est amplifiée car l’accès limité à l’apprentissage à distance, les risques accrus de coupes budgétaires et les retards dans les plans de réouverture ont contrecarré toute chance de normalité pour les écoliers», a-t-il noté. <