Après plusieurs jours de hausse, une petite accalmie a été enregistrée hier en termes de nombre des nouvelles contaminations au coronavirus accompagnée toutefois d’un nombre de décès en légère hausse et de guérisons en baisse.
Le bilan fait état de 250 nouveaux cas confirmés de coronavirus durant les dernières vingt-quatre heures, contre 273 cas la veille. Pour les décès, ce sont 10 nouveaux malades qui ont succombé suite à leur atteinte au Covid-19 durant les dernières vingt-quatre heures, contre 9 personnes décédées la veille. Quant aux guérisons, un recul a été enregistré, avec 144 malades complètement rétablis ayant quitté les structures hospitalières, contre 170 la veille, selon le bilan présenté par le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, Dr Djamel Fourar. Pour ce qui est des malades en réanimation, il a révélé que leur nombre a connu une légère baisse. Il y a «actuellement 29 patients en soins intensifs», a-t-il fait savoir contre 33 la veille.
Avec les nouveaux chiffres, le nombre total des cas confirmés passe à «55.880 dont 250 nouveaux cas, soit 0,6 cas pour 100.000 habitants lors des dernières vingt-quatre heures, celui des décès à 1.907 cas, alors que le nombre de patients guéris est passé à 38.932», selon les précisions du Dr Fourar données lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie de Covid-19.
La répartition des nouvelles infections au coronavirus révélée fait ressortie que «12 wilayas ont recensé, toujours durant les dernières vingt-quatre heures, entre 1 et 9 cas, 10 autres ont enregistré plus de 10 cas, tandis que 26 wilayas n’ont enregistré aucun nouveau cas», selon le même responsable.
«La situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et respect des règles d’hygiène et de prévention, dont l’obligation du port du masque et la distanciation physique», a déclaré Dr Fourar à la fin de son point de presse et notamment en cette période de hausse des cas pendant plusieurs jours consécutifs avant la baisse d’hier.
Cette hausse tant redoutée n’est pas l’apanage de l’Algérie seulement, mais de l’ensemble des pays du monde. La rapidité et la propension de la propagation de Covid-19 est telle qu’elle a dépassé la barre de 40 millions de cas dans le monde. Ce qui a poussé le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à tirer la sonnette d’alarme pour la énième fois.
Les prochains mois seront
très «difficiles»
Le chef de l’OMS a, en effet, déclaré que le monde se trouvait à «un moment critique» de la pandémie de la Covid-19, avant d’appeler à «une action immédiate» face à la hausse exponentielle des cas. Il a mis en garde que les prochains mois seront très «difficiles» et ira plus loin en avertissant que certains pays sont sur «une voie dangereuse». «Nous sommes à un moment critique de cette pandémie, en particulier dans l’hémisphère nord», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse.
Il dépeint un tableau pessimiste en ajoutant que «trop de pays connaissent une augmentation exponentielle du nombre de cas, ce qui fait que les hôpitaux et les unités de soins intensifs sont proches de leur capacité ou la dépassent, et nous ne sommes encore qu’en octobre». Ce qui a amené le directeur général de l’OMS à exhorter les dirigeants à prendre des mesures immédiates, afin d’éviter d’autres décès inutiles, l’effondrement des services de santé essentiels et la fermeture des écoles.