Combien sont-ils à s’être fait vacciner ? Combien ont reçu leur première dose, et combien se sont fait piquer pour la seconde fois ?
Selon le ministère de la Santé, ils étaient 3,5 millions à en juillet, et six à fin août. Une dose ou deux ? On ne le sait pas avec exactitude et cela dure depuis le 31 janvier dernier, date de la première injection contre la Covid par une infirmière de l’hôpital de Blida. Là où tout a commencé, aussi bien les contaminations que l’injection du vaccin.
Huit mois après, on est encore loin de l’objectif initial qui consistait à vacciner 70 % de la population avant l’entame de l’année 2022, sachant que si le chiffre de 6 millions est avéré, on n’en est qu’à 13 %, à peu près, de la population vaccinée. Un chiffre bien en deçà des projections du ministère de la Santé qui cherche à rattraper un retard qui projette encore plus loin l’immunité collective, que l’on croyait atteinte «naturellement», jusqu’à ce que le variant Delta ne vienne brouiller et rebattre les cartes de toutes les certitudes.
Puis, à la recherche du temps perdu, des centres de vaccination ont poussé aux quatre coins du pays, des millions de doses sont arrivées, des milliers d’enseignants et assimilés ont retroussé leur manche pour la piqure salvatrice avant la rentrée sociale, et le vaccin Sinovac made in Algéria pointe son nez pour la fin du mois, en attendant celui russe, Spoutnik V, pour la fin de l’année.
Autant d’événements et de tentatives de contrer l’avancée de la pandémie sur nos terres après que les chiffres de la contamination aient flirté avec les 2000 cas le 28 juillet dernier.
Maintenant que la campagne de vaccination commence à ahaner, il est juste que du nouveau soit propulsé pour rafraichir la mémoire des réfractaires au vaccin, question de démontrer que l’épidémie n’est pas derrière nous et que «ça n’arrive pas qu’aux autres».
Le département de Benbouzid envisage donc de frapper un bon coup, une opération nommée «Big day» pour le 11 septembre où il s’agira de vacciner un nombre record ce jour là, avec une entame de ladite opération pour le 4 de ce mois. Une opération de com’ ou de séduction, c’est selon, mais une opération nécessaire pour rappeler que la vaccination sauve et que le virus tue. Tout simplement.
Cette action se fera en collaboration avec les walis et les P/APC de tout le pays, et se dirigera, en outre, vers les zones oubliées, les fameuses zones d’ombre, à l’aide de 5 millions de doses de vaccin qui arriveront «prochainement».
Quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense, l’initiative reste méritoire et salutaire pour espérer reprendre l’avantage sur le retard enregistré, tout en soulignant encore une fois que le vaccin seul ne fera pas barrage au maudit virus s’il n’est pas associé aux sempiternels gestes barrières.