Avec un seul revers en 11 matchs de championnat, le CR Belouizdad est leader de la Ligue 1. Le double champion d’Algérie sortant ne fait pas un début de saison catastrophique. Toutefois, il y a un hic, ce que propose le club en termes de jeu est loin d’être rassurant. Pour de nombreux observateurs et supporters, cela pourrait ne pas suffire pour préserver le titre et aller loin en Ligue des champions CAF. Et c’est l’entraîneur en chef, Marcos Paquetá, qui en prend pour son grade.

Par Mohamed Touileb
Son bilan est loin d’être négatif. On parle d’un coach qui a réussi à atteindre la phase de groupes de la Ligue des champions CAF tout en plaçant le club au sommet de la hiérarchie du challenge national.
Mais voilà qu’hier le Chabab a dû se contenter d’un point de son déplacement chez le HB Chelghoum Laïd (0-0) pour le compte de la 11e journée du championnat. Suffisant pour accentuer le doute sur la capacité du technicien brésilien à sublimer le football des Belouizdadis qui affichent des contenus inquiétants en dépit du fait de parvenir à engranger des points.
La copie comptable est bonne mais…
Les «Rouge et Blanc» restaient tout de même sur 4 succès de suite, dont un dernier contre l’USM Alger dans le derby (1-0) mais aussi celui signé en réception de la JS Saoura (1-0), l’un des poursuivants directs et un favori pour la course au titre. Dans la copie globale, Paquetá compile 8 victoires pour 2 nuls et 2 défaites toutes épreuves réunies. Le seul revers en championnat a été lors du derby contre le MC Alger (2-1).
Néanmoins, au-delà des statistiques, ce que présentent les camarades de Merzougui sur le terrain n’a rien à voir avec le visage qu’ils ont montré la saison écoulée. Des choses, et pas des moindres, ont changé depuis. Il y a notamment eu le départ d’Amir Sayoud, maître à jouer, et -bien évidemment puisqu’on parle d’entraîneur- le divorce avec le technicien serbe Zoran Manojlovic ainsi que son adjoint Karim Bensalem.

La Ligue des Champions en épouvantail
Le duo avait fait un travail louable en donnant au Chabab un fond de jeu qui lui a notamment permis d’aligner un second titre de champion en plus de faire un bon parcours en Ligue des champions CAF. Pour rappel, Chems-Eddine Nessakh & cie avaient atteint les quarts de finale du tournoi phare du continent face à l’ES Tunis. Mais ils avaient fini par se faire sortir aux tirs au but.
L’intersaison aura été quelque peu compliquée. Le casting en termes de joueurs et pour ce qui est de la barre technique n’a pas été séduisant. Et il faut dire que les supporters ont vraiment du mal à reconnaître leur équipe. Si, sur la forme, le CRB tient bon en occupant les devants du ranking, sur le fond, beaucoup ne cachent pas leurs craintes. Surtout pour ce qui est de l’aventure continentale sachant que les adversaires dans la phase de poules seront de qualité. On parle de l’Etoile Sportive du Sahel, l’Espérance Tunis et – un degré moindre, les Botswanais du Jwaneng Galaxy. Clairement, si les averses se multiplient, l’actuel driver pourrait ne pas y survivre.