Si l’avenir de la présidence de la Fédération algérienne de football (FAF) a été scellé avec l’avènement de Charaf-Eddine Amara aux commandes, les spéculations sur celui du sélectionneur national Djamel Belmadi ne s’arrêtent pas. Et ce n’est pas la dernière sortie du chargé de communication de la FAF qui y mettra un terme.

Par Mohamed Touileb
On en a marre des pavés dans la mare. «Le dossier de l’équipe nationale reste épineux. Les derniers évènements ont provoqué la colère de Djamel Belmadi», a noté Salah Bey Aboud, invité mardi soir d’une émission sportive d’une chaîne de télévision privée, en précisant que «si démission il y a, c’est Belmadi qui va l’annoncer. Sa franchise n’a pas de limites. Tout ce que je peux dire c’est qu’il est passablement en colère par rapport à tout ce qui s’est passé.»

Un dossier chaud pour Amara
Le premier responsable de la cellule com’ de la FAF a même appelé le nouveau patron de l’instance, Charaf-Eddine Amara, à «prendre ce dossier en considération pour que les choses reprennent leur cours normal et que l’entraîneur reste dans l’environnement qui lui a permis de bien travailler.» Bey Aboud a, quelque peu, endossé le rôle de porte-parole de Belmadi. Pas sûr que ce dernier appréciera sachant qu’il ne veut pas trop que d’autres parle à sa place et qu’il a toutes les capacités pour faire part de ses sentiments personnellement.
D’ailleurs, le 09 avril dernier, il n’a pas hésité à dénoncer, via un communiqué publié sur le site de structure footballistique, le fait que le stage de mars se soit déroulé «dans des conditions chaotiques ne lui permettant pas d’être dans des positions et dans des dispositions à même de mener à bien ses missions d’entraîneur. Cela a même perturbé sérieusement les joueurs, ce qui est inadmissible à l’échelle d’une sélection» non sans noter que «tout ce marasme vécu et cette ambiance pesante, en rapport avec les prochaines élections de la Fédération algérienne de football l’inquiètent fortement».

Il n’a pas le profil de déserteur
En outre, il a insisté sur le fait qu’il «ne veut pas être mêlé à d’autres considérations en dehors de ses prérogatives, de son cadre professionnel et de ses engagements avec l’équipe nationale.» En effet, les engagements de Belmadi avec l’EN impliquent qu’il emmène les Fennecs en Coupe du Monde 2022 au Qatar. C’est un objectif qui lui tient à cœur après avoir conquis l’Afrique lors de la CAN-2019 en Egypte. Est-ce que l’ancien entraîneur d’Al-Duhail va jeter l’éponge et se priver d’accomplir un second exploit ? Cela reste peu probable.
Concrètement, son contrat le lie à la FAF et non pas à Kheireddine Zetchi qui a été contraint de laisser la présidence de la FAF à Amara. Ce dernier a, dès son intronisation, lancé un message à Belmadi en assurant qu’«il a eu raison de réagir de cette façon. Il est dans la posture d’un sélectionneur qui défend son équipe. Il a estimé qu’il y a eu des menaces de perturbation, il a réagi et je trouve qu’il a raison» non sans ajouter que «Djamel Belmadi veut la paix et la quiétude pour son équipe. C’est tout à fait normal et je le soutiens dans la défense de son équipe.» Gageons que l’ancien international algérien et driver des «Guerriers du Désert» ne désertera pas le front à l’approche de grandes batailles.