Un effectif camelin de plus de 300 têtes a été recensé et numérisé à l’aide d’une puce électronique dans la wilaya de Béni-Abbès depuis le lancement fin novembre dernier de l’opération officielle de recensement du cheptel qui se poursuit dans la région, a-t-on appris dimanche auprès des services de la wilaya. Retenue au titre de la campagne nationale de recensement de la richesse animale, initiée par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, cette opération, menée en coordination avec les différentes parties concernées et lancée officiellement depuis la région pastorale d’Erg-Raoui,(150 km du chef lieu de la wilaya) en présence des autorités locales, des cadres vétérinaires et d’éleveurs, se poursuit «dans de bonnes conditions» pour cibler, 21 jours durant, les différentes espèces animales, a-t-on indiqué à la wilaya. S’exprimant lors de l’installation de la commission de wilaya chargée de l’opération, en présence des différents intervenants, le wali, Sâad Chennouf, a souligné l’importance de cette opération et la nécessaire mobilisation de tous les moyens pour sa en ciblant les différentes zones, les aires de pacage et de transhumance de la richesse animale en vue d’établir un recensement fiable du cheptel. De son côté, le directeur local des services agricoles (DSA), Tewfik Laoufi, a indiqué que «l’opération qui intervient en application des directives des pouvoirs publics portant recensement du bétail, identification des véritables éleveurs et maquignons-chevillards de la région en vue de leur permettre de bénéficier d’aliment de bétail, ainsi que le contrôle vétérinaire de la richesse et l’accompagnement des véritables éleveurs». Le secrétaire de l’Union nationale des paysans algériens de la wilaya, Ahmed Larabi, a indiqué, pour sa part, que cette opération «permettra d’établir des données précises sur l’effectif animal pour assurer une distribution proportionnelle des aliments de bétail au profit des éleveurs». Le représentant des éleveurs, Rabie Lounis, a souligné, pour sa part, que «le recensement intervient en temps opportun à la satisfaction des éleveurs», car, a-t-il dit, «il permettra d’accompagner les éleveurs, en termes de couverture de la santé animale et de l’approvisionnement soutenu en aliments de bétail».