Le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane a souligné, hier, dans son allocution d’ouverture de la Conférence internationale sur «Le militantisme de la femme algérienne : de la Guerre de libération au processus d’édification», que son gouvernement était «déterminé» à consolider les acquis et droits des femmes, tout particulièrement dans les domaines économique et social.

Par Nadir Kadi
La rencontre, organisée au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, a en effet été l’occasion pour M. Benabderrahmane de préciser de nouveau que l’Algérie était déterminée à «aller de l’avant vers la consolidation des acquis obtenus par la femme et à coordonner les efforts à tous les niveaux dans le cadre d’une approche participative pour renforcer ses capacités d’adhésion au processus du développement économique du pays».
Politique qui répond en ce sens à l’engagement du Président Abdelmadjid Tebboune, rappelle le Premier ministre en déclarant, selon l’APS : «Le président de la République accorde une grande importance à la femme dans son programme que le gouvernement s’attèle à mettre en œuvre.» Le Premier ministre a également laissé entrevoir certains contours du programme que le gouvernement compte mettre en œuvre, notamment «poursuivre les efforts pour l’autonomisation de la femme, l’amélioration de sa condition, la consolidation de ses droits et sa protection contre toutes les formes de violence, outre la création de mécanismes de renforcement de l’entrepreneuriat féminin, notamment dans les zones rurales». Le Premier ministre souligne que «cette volonté politique», déjà traduite par l’Etat en principes constitutionnels ancrés, «a permis de renforcer la place de la femme dans la société, comme le montrent les chiffres et les statistiques (…) De nombreux secteurs enregistrent une main-d’œuvre féminine avec un taux de plus de 50%, à l’instar de la Santé et l’Education». Même chose en ce qui concerne les universités où «le nombre d’étudiantes est nettement supérieur à celui des étudiants», rappelle M. Benabderrahmane, avant d’ajouter que des «professions qui, dans un passé proche, étaient réservées aux hommes, à l’instar des corps de sécurité, des douanes et de la protection civile, ont enregistré une hausse dans le recrutement de l’élément féminin et l’accès aux postes de responsabilité lui a été ouvert. Les rangs de l’Armée nationale populaire (ANP) et le corps de la magistrature ont également connu une présence remarquable de l’élément féminin ces dernières années».
Quant aux motivations du gouvernement derrière cette volonté de «consolider» les acquis accordés aux femmes, il s’agirait pour le gouvernement d’une cohérence avec l’Histoire du pays. Ainsi, au-delàs d’une question d’égalité devant la loi, Aïmene Benabderrahmane a déclaré que la femme algérienne «a toujours été dans les moments difficiles que l’Algérie a eu à traverser à travers l’histoire, un bouclier pour défendre et protéger le pays». Une posture de «résistance» et un esprit «révolutionnaire» au cours des années de guerre, puis lors de la phase d’édifications du pays, que l’Etat se doit d’accompagner ajoute en substance le Premier ministre : «Ces stations phares et exceptionnelles de la contribution de la femme dans la société ont été accompagnées d’une forte volonté politique pour la promotion de la femme, la garantie de ses droits et le renforcement de sa participation à la vie politique et économique à la hauteur de ses attentes et de ses sacrifices au service de la Nation». n