Près de 740 000 candidats se présentent, à partir d’aujourd’hui, aux épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM) session juin 2022, répartis sur 2 800 centres d’examen.

PAR MILINA KOUACI
Les candidats seront examinés pendant trois jours dans 9 matières, en sus de la langue amazighe pour les élèves concernés. Le matin du premier jour, les candidats plancheront sur deux épreuves, à savoir la langue arabe de 8H30 à 10H30, et sciences physiques et technologiques de 11H à 12H30. Durant l’après-midi, les candidats au BEM passeront les épreuves de sciences islamiques de 14H30 à 15H30, suivies des sciences civiques de 16H à 17H. Pour le programme de la deuxième journée, les candidats passeront les épreuves de mathématiques et de langue anglaise, le matin, et histoire et géographie, l’après-midi. La troisième et dernière journée des examens, les candidats seront examinés, le matin, en langue française, sciences de la nature et de la vie, et l’après-midi, langue tamazight.
Les copies d’examen seront ramassées au niveau de 18 centres de collecte et de compostage avant leur répartition à travers 80 centres de correction.

Maintien du protocole sanitaire
Depuis mai dernier, le bilan quotidien des contaminations à la Covid-19 ne fait part d’aucun décès. Néanmoins, le ministère de la Santé insiste sur la nécessité de maintenir la vigilance et de respecter les règles d’hygiène et la distanciation physique. D’ailleurs, le Comité scientifique de suivi de l’évolution de coronavirus a maintenu le protocole sanitaire et les mesures préventives contre la Covid-19 durant les examens officiels pour la troisième année consécutive.
Pour ce qui est des sujets d’examen, le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed avait assuré que les épreuves du BEM porteront sur «les leçons dispensées en présentiel au niveau des établissements éducatifs», appelant les candidats à ne pas interagir à ce qui est diffusé sur les réseaux sociaux. Il a en outre souligné que le ministère «veille à l’application rigoureuse de la loi contre les diffuseurs de faux sujets à travers les réseaux sociaux», estimant que ce phénomène nocif «est susceptible de perturber les candidats, voire les épuiser sur le plan psychophysique». En ce qui concerne les horaires des épreuves, les centres d’examen sont ouverts à 7H30 pour permettre aux candidats de présenter la carte d’identité nationale et la convocation. Les téléphones portables seront également interdits à l’entrée. Il a, dans ce sens, appelé à la «discipline et au respect de l’heure d’ouverture officielle des centres d’examen par les encadreurs et les candidats.
Il a insisté sur l’impératif «d’assurer un climat propice aux candidats aux besoins spécifiques et à ceux qui se trouvent dans des établissements hospitaliers ou des centres de réadaptation, tout en observant le protocole sanitaire en vigueur».

4 520 détenus passeront le BEM
4 520 détenus passent les épreuves de fin de cycle moyen, dont 74 candidates. Ils sont répartis sur 47 établissements pénitentiaires sur tout le territoire national, a indiqué hier le ministère de la Justice dans un communiqué rendu public. 35 324 détenus poursuivent des études dans les différents paliers, dont 28 884 concernés par l’enseignement à distance, 41 suivent un cursus universitaire et 6 399 inscrits dans les classes d’alphabétisation, 44 406 inscrits à la formation professionnelle et 1567 à la formation artisanale, précise le communiqué. Pour rappel, le ministère de la Justice a adressé, jeudi dernier, une note de service aux procureurs généraux près les cours de justice afin de procéder à l’installation d’une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour, à l’effet de prendre les mesures nécessaires à la prévention et à la lutte contre la fraude et les fuites des sujets d’examens, notamment à travers le recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

Un plan spécial pour un bon déroulement des examens
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a mis en place un plan spécial incluant une série de mesures pour assurer le bon déroulement des épreuves du BEM, a indiqué hier un communiqué de ce corps de sécurité. «Afin d’assurer le bon déroulement de l’examen du BEM, la DGSN a mis en place un dispositif sécuritaire pour veiller à la sécurisation des centres d’examen et au renforcement de la présence sur le terrain des forces de la Police et assurer l’escorte et la sécurisation du transport et de la distribution des sujets ainsi que le transfert des copies de réponses vers les centres de collecte à la fin de chaque épreuve», a précisé le communiqué. Dans le même sillage, «les équipes présentes sur le terrain assureront la fluidité du trafic routier à travers les principaux axes et routes menant aux établissements éducatifs et aux centres d’examen». A ce titre, la DGSN appelle les conducteurs à «éviter l’arrêt et le stationnement anarchique devant les centres d’examen pour ne pas obstruer le trafic routier». Même dispositif du côté de la gendarmerie nationale, qui a pris une série de mesures de sécurité, à travers l’ensemble du territoire national, pour assurer le bon déroulement des épreuves de cet examen de fin d’année. Un plan spécial a été mis en place, «axé principalement sur le déploiement de brigades fixes et mobiles et l’intensification des patrouilles de contrôle pour fluidifier la circulation, notamment au niveau des axes menant aux centres d’examen». «Des brigades de protection des mineurs seront également mobilisées à proximité des centres d’examen pour accompagner, sensibiliser et prodiguer le soutien moral nécessaire aux candidats». Pour rappel, le taux de réussite aux épreuves de la session 2021 a atteint 64,46 %. <