L’assemblée générale élective (AGE) de la Fédération algérienne de football (FAF) est prévue pour le 15 avril prochain. On est clairement entré dans le money time pour la course au fauteuil vacant laissé par Kheireddine Zetchi contraint de céder sa place sur pression des décideurs. Ces derniers jours, le nom d’Anthar Yahia a fuité comme possible successeur du président sortant. Une éventuelle arrivée qui ne semble pas enthousiasmer le sélectionneur national Djamel Belmadi.

Par Mohamed Touileb
C’est clair, Belmadi s’est fait à l’idée qu’il ne pourra plus travailler en étroite collaboration avec Zetchi. Néanmoins, pour ce qui est du profil du prochain patron de la FAF, il paraît clair que son avis compte. Sinon, le coach de l’EN n’aurait jamais été reçu par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que Sid-Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS).
Bien qu’il ait été contraint d’arrêter de travailler avec Zetchi alors que tout semblait bien se passer entre les deux hommes, Belmadi est enclin à rester et poursuivre sa mission… sous conditions. C’est dans ce but qu’il a été sondé par les Autorités afin de savoir quel candidat lui conviendrait pour présenter des garanties d’une certaine entente.

Réponse refroidissante !
Lundi, après la rencontre contre le Botswana au Stade Mustapha Tchaker (Blida), la question sur l’éventuelle postulation d’Anthar Yahia, actuel manager à l’USM Alger, lui a été posée. Sa réponse était courte et froide : « non. Je ne veux rien entendre sur ça. Je n’ai rien entendu du tout. Ça parle. C’est vous (les médias NDLR) qui parlez », a rétorqué le premier responsable de la barre technique de l’EN.
S’en est suivi un silence assourdissant dans la salle qu’il n’a pas manqué de commenter en lâchant : « c’est bon ? Froid ! » En effet, le verbe refroidir conviendrait parfaitement à la température de cette piste qui semblait sérieuse. Surtout quand on sait que l’arrivée de Yahia aux affaires du management à l’USM Alger servait à le rendre éligible en l’intégrant dans la gestion du football circus algérien.

Charaf-Eddine Amara en alternative ?
Certes, l’ex-défenseur international est arrivé avec l’idée de bâtir un projet sportif. Cependant, ses débuts dans cette mission n’ont pas été une franche réussite de l’avis de nombreux supporters. Surtout pour ce qui est du recrutement qu’il a accompli. D’ailleurs, il a même été question de s’en séparer au bout de quelques mois mais Serport à renoncer à rompre le contrat avec lui car des clauses le protègent de tout licenciement brutal. D’autant plus que la direction usmiste se retrouvera dans l’obligation de lui verser la totalité des salaires pour les 3 années de collaboration stipulées dans le bail.
A partir de là, sa mutation vers Dely Brahim éviterait à l’état-major des « Rouge et Noir » de le dédommager. Un scénario qui devrait se heurter au refus de Belmadi de cautionner l’intronisation de Yahia aux manettes de la FAF. Toutefois, on sait que rien n’est vraiment figé car il y a les bruits de couloirs mais aussi la réalité d’un environnement footballistique n’obéissant à rebondissements. A ce sujet, on croit savoir que Charaf-Eddine Amara, PDG de Madar Holding et chairman du CR Belouizdad, serait l’autre carte des pouvoirs publics.