Celle-là, beaucoup ne la voyaient pas venir. Le sort d’Andy Delort en équipe nationale semblait scellé depuis octobre dernier. A ce moment-là, Belmadi avait presque juré que l’attaquant ne remettra plus les pieds en sélection. Quelques mois plus tard, la donne semble avoir changé. La réhabilitation du Niçois au sein de la sélection est imminente.

Par Mohamed Touileb
Les tensions étaient au maximum. En octobre écoulé, Belmadi n’a pas épargné Andy Delort après que ce dernier a demandé à ce qu’il soit exempté pendant une année de la sélection. Une attitude qui avait fortement déplu au sélectionneur qui a ouvertement indiqué que l’attaquant ne remettra plus les pieds chez les «Verts».

Le temps de mettre les choses à plat
«Peut-être dans un an, peut-être avec quelqu’un d’autre, je n’en sais rien…», c’est avec ces mots que le coach d’«El-Khadra» avait, à demi-mot, exclu le retour de Delort au sein de la sélection en parlant de «blague de l’année». A ce moment-là, Belmadi était en position de force. La sélection était en bonne santé, invincible et avait des échéances importantes comme la CAN-2021 et une éventuelle participation en Coupe du Monde 2022 au Qatar.
S’en sont suivies deux grosses désillusions avec une CAN complètement ratée et un ticket pour le Mondial que les camarades de Riyad Mahrez n’ont pas pu valider. Dès lors, la donne a changé. Il a fallu relativiser et mettre l’intérêt de l’équipe nationale par-dessus tout. Et c’est là que les performances redeviennent critères principaux de sélection. Surtout quand il n’y a pas grand monde pour mener l’avant-garde des «Fennecs».
Aujourd’hui, il faudra se reposer sur l’expérimenté Islam Slimani. Et ce même s’il est peu compétitif depuis deux mois. Cela n’a pas empêché Belmadi de le retenir. «On n’a pas le temps de remettre les joueurs à niveau. La sélection c’est les meilleurs joueurs au bon moment. Mais il y a des postes et des situations particulières font qu’on enfreigne la règle», a indiqué le coach à ce sujet.

Relance intelligente
Dans la foulée, il a demandé aux présents «quel est l’attaquant performant et disponible à l’heure actuelle ?» Logiquement et inévitablement, le nom de Delort a fusé. «Delort hein? Je l’attendais celle-là. Pour cela j’ai ouvert la boîte de Pandore», a taquiné le successeur de Rabah Madjer. Manifestement, il y a l’envie de le faire revenir «in cha Allah ça va rentrer dans l’ordre».
Et comme pour dégager plus la vue et rendre le comeback d’Andy plausible, l’ancien entraîneur d’Al-Duahil SC note qu’il n’a «rien de personnel avec Andy (Delort). C’est un joueur sans problème mais ses prises de positions ont été une bombe dans le vestiaire. Une petite confidence : il y a eu une discussion depuis et de nouveaux éléments sont apparus. L’équipe nationale ne m’appartient pas à moi». Avec ses 20 buts marqués et 5 passes D en 40 apparitions, l’«Aiglon» est en passe de réinsertion footballistique. Et il pourrait être là dès septembre prochain. n