La 2e édition du Salon de l’immobilier et du bâtiment, qui s’étalera jusqu’au  15 novembre en cours, a ouvert ses portes, avant-hier, sur la grande esplanade jouxtant le siège de la wilaya, sous un chapiteau de 1 500 m2.  Au premier jour de ce salon, de nombreux citoyens venus des quatre coins de la wilaya ont afflué vers les différents stands dédiés au secteur du bâtiment.

Des dizaines d’exposants, composés essentiellement de promoteurs immobiliers des secteurs public et privé, d’organismes bancaires et financiers et d’entreprises de production, ainsi que de professionnels activant dans l’ameublement, le matériel de finition, l’hôtellerie et la décoration de maisons modernes, ont pris part à ce rendez-vous. Pour les organisateurs du Salon de l’immobilier et du bâtiment de Béjaïa, à savoir les responsables de l’agence de communication Farexpo Events, l’objectif principal est de « faire de cet événement un rendez-vous incontournable pour les entreprises activant dans le domaine. Autrement dit, il s’agit d’un espace de rencontres, d’échanges et d’opportunités, visant à offrir aux exposants l’occasion de promouvoir leurs produits, mais aussi permettre aux citoyens de découvrir les différentes offres immobilières et les procédures administratives relatives au financement de logements par des banques présentes à ce salon ». Il faut dire qu’une grande partie des visiteurs rencontrés, dimanche, devant les stands, se déclarent intéressés par l’acquisition de logement neuf ou la construction de maisons individuelles. Néanmoins, ils sont unanimes à déplorer la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier dans la wilaya de Béjaïa. « Les tarifs affichés par les promoteurs privés sont vraiment excessifs. Même avec l’aide de la Cnep-banque, qui m’a accordé un crédit sur trente ans, avec un taux d’intérêt bonifié (1%), je ne parviens pas à trouver un logement qui convient à mon revenu, vu mon maigre salaire », déplore un jeune fonctionnaire qui cherche à acquérir un appartement pour sa petite famille. A noter que le prix du mètre carré d’un logement à Béjaïa-ville dépasse largement 100 000 dinars, alors que dans la commune limitrophe d’Oued Ghir, on le propose à
90 000 dinars. Si pour certains promoteurs immobiliers, cette hausse des prix du logement comparativement à d’autres régions du pays est justifiée par l’augmentation des tarifs des matériaux de construction et l’absence d’assiettes foncières au niveau des centres urbains, d’autres acteurs économiques expliquent cela par le fait que la wilaya de Béjaïa accuse un déficit flagrant en matière de réalisation de programmes de logements publics.
En tout état de cause, le nombre de logements réalisés jusque-là dans la wilaya de Béjaïa reste insignifiant devant celui des demandeurs qui ne cesse d’augmenter au fil des ans. Ce qui fait que le nombre de promoteurs immobiliers privés explose aussi.