Les deux villes de la wilaya de Béjaïa, Kherata et Amizour, ont connu, hier, des actions populaires avec la tenue de deux marches dans ce qui représente un prolongement de celle abritée, la veille, par le chef-lieu de wilaya dans la journée de vendredi.
Les mots d’ordre et les slogans n’ont pas dérogé à la règle, que ce soit à Kherrata, 65 km à l’est, ou à Amizour, 25 km au sud-est de Béjaïa. Les manifestants ont réitéré, en effet, la revendication portant sur «le changement politique» dans le pays et l’avènement d’une «nouvelle république».
Pour les populations de Kherrata, ville qui a enclenché le 16 février 2019 le mouvement des marches hebdomadaires pour le changement, il s’agit de rester sur cette même ligne. C’est dans cet esprit que les manifestants ont battu le pavé pour réclamer le changement. Ils ont scandé des slogans revendiquant «la réunion des conditions favorables avant toute organisation d’élection» dans le pays et ont appelé également au «départ des figures de proue de l’ancien système» et à «la libération des personnes arrêtées lors des marches populaires». Les manifestants, comme c’est le cas à Amizour, ont marché dans les rues de la ville en réclamant des mesures d’apaisement. Ces manifestations interviennent au moment où le processus électoral pour la tenue de l’élection présidentielle est engagé avec des intentions de candidatures qui s’expriment au sein de la classe politique particulièrement celle favorable au scrutin.