Les travaux de la pénétrante, devant relier Béjaïa à Ahnif (Bouira) sur une distance de 100 km, avancent « timidement » en raison des difficultés techniques, en rapport avec la nature géologique du sol et son instabilité,

ont expliqué mardi au wali les responsables du chantier. Les travaux de la pénétrante avancent « timidement » en raison des difficultés techniques bloquant, notamment, à hauteur du tunnel de Sidi-Aïch, en réalisation, à 55 km à l’ouest de Béjaïa, où le creusement de l’ouvrage se fait à une cadence « plus que modeste », soit moins d’un mètre par jour, ont relevé les responsables du chantier. « A ce rythme, il va falloir attendre près de deux ans encore pour en sortir », s’est offusqué le wali de Béjaïa, Ahmed Maâbed, en visite sur le site. Il a exhorté les entreprises, à l’œuvre sur le chantier, un groupement algéro-chinois, à redoubler d’efforts et à renforcer le chantier, avec un surcroît de personnel et d’engins pour, au moins, honorer une promesse antérieure faite en octobre dernier et qui portait sur l’éventualité de réaliser un creusement au moins de 1,5 mètre par jour. Visiblement, les difficultés techniques, en rapport avec la nature géologique du sol et son instabilité, ont compliqué la tâche et donc la progression de l’ouvrage. « En deux mois, il n’a pu être été perforé qu’un tronçon de 44 mètres », a confessé, un technicien sur place, soulignant que « les travaux se font de façon manuelle, souvent avec une simple pioche mais qui, en revanche, malgré la lenteur, impriment une sérieuse garantie sécuritaire à l’ouvrage ». Long de 1,1 km, dans une forme bitube, le tunnel conditionne en grande partie la livraison de tout le projet qui, par ailleurs, connaît des fortunes plus heureuses. Une section de 50 km est déjà fonctionnelle, entre Ahnif (Bouira) et Akhnak (Seddouk), à l’ouest, et une autre partie, plus à l’Est, est en voie de livraison entre Timezrit et Amizour, sur 10 km. Les prévisions tablent sur l’échéance d’avril prochain, pour peu que la cadence de réalisation soit augmentée, assure-t-on, subordonnant, cette perspective surtout aux moyens de l’entreprise algérienne Sapta, spécialisée dans les ponts et les ouvrages d’arts, interpellée, pour renforcer ses équipements de fabrication de poutres. Le wali a tenu à souligner, à ce propos, que toutes les contraintes majeures ayant influé négativement sur l’avancée du projet, notamment les considérations financières, les oppositions des riverains, l’approvisionnement des chantiers en agrégats ont toutes été levées. « Si bien que désormais rien ne s’oppose, à sa conduite à une bonne cadence ». Le projet, lancé en avril 2013, dans le but d’assurer la jonction des communications avec l’autouroute Est-Ouest, est le plus important de sa catégorie à travers le pays. En plus de son long parcours, 100 km en 2×3 voies, il se compose de 61 ouvrages, 16 viaducs, 1 tunnel et 6 échangeurs, ainsi que 3 aires de stationnements et de repos.