Plusieurs jeunes promoteurs de projets, ayant bénéficié de l’aide de l’Etat dans le cadre des dispositifs de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac)

et de l’Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem), sont sortis, hier, dans la rue à Béjaïa.
Les protestataires, qui se sont constitués en « Collectif de solidarité entre les promoteurs de Béjaïa », ont d’abord observé un rassemblement devant le centre d’affaires Enpi d’Ihaddaden, qui abrite le siège de l’Ansej, avant d’improviser une marche pacifique vers le siège de la wilaya à pas moins de deux kilomètres.
Les principales revendications mises en avant par les manifestants sont l’effacement de leurs dettes, l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires et autres mises en demeure, notamment de la part des banques.
En effet, ils réclament une « amnistie générale » qui leur permettrait d’éponger leurs dettes bancaires, fiscales et parafiscales. A noter qu’à l’issue de leur manifestation, les délégués des promoteurs en colère ont été reçus, hier, par des responsables au niveau de la wilaya, affirme une source proche du Cabinet du wali, sans toutefois préciser les conclusions de cette rencontre. Enfin, il y a lieu de rappeler que ce Collectif de solidarité des promoteurs de la wilaya de Béjaïa a eu déjà à organiser, dans un passé récent, des actions de rue, notamment des sit-in devant les sièges de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), de la Banque nationale d’Algérie (BNA) et du Crédit populaire d’Algérie (CPA), pour « exiger l’arrêt des poursuites judiciaires et le harcèlement des promoteurs en difficulté ».
C. A. M.