Dans la soirée de vendredi à samedi, le secrétaire général de la Coordination des enseignants des lycées d’Algérie (CELA), Idir Achour, a fait l’objet d’une agression physique, alors qu’il se trouvait devant son domicile familial, sis au quartier Seghir, en plein centre-ville de Béjaïa.

Selon la victime, l’agression a eu lieu tard dans la nuit, lorsque deux individus inconnus l’apostrophaient dehors, au moment où elle s’apprêtait à rentrer chez elle, après quelques moments d’évasion passés dans un cybercafé, situé dans le même quartier résidentiel.
Après avoir été interpellé brusquement, le syndicaliste de la CELA a été passé à tabac par les deux assaillants qui l’ont délesté de son appareil téléphonique mobile, avant de prendre la fuite et s’évaporer dans la nature à la faveur de la nuit.
La victime, qui souffre de lésions corporelles, n’a pas hésité à aller déposer plainte auprès du commissariat de police du 2e arrondissement relevant de la sûreté de wilaya de Béjaïa.
L’information diffusée sur les réseaux sociaux par ses camarades syndicalistes, n’a pas manqué de susciter une vague d’indignation parmi les militants politiques et syndicalistes de la région.
Certains observateurs de la scène politique locale estiment que «cette agression vise à intimider tous les syndicalistes et militants qui s’inscrivent dans le combat démocratique, à l’image de notre camarade Idir Achour, auquel nous tenons à exprimer notre soutien indéfectible».
Pour Goudjil Yahia, chargé de la communication au bureau de wilaya du CELA à Béjaïa, «cet acte barbare et condamnable ne vise pas seulement notre collègue et ami Idir Achour, mais plutôt toutes les libertés syndicales. De ce fait, nous devons tous nous mobiliser et rester vigilants pour contrecarrer ces forces obscurantistes qui veulent en finir avec les acquis d’octobre 1988».
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a également réagi, hier, à travers une déclaration signée de son vice-président, Saïd Salhi, qui a tenu à «exprimer sa solidarité indéfectible avec le syndicaliste et le CELA». Le responsable de la LADDH a dénoncé cet acte de violence et demande à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire. «Le parquet de Béjaïa doit se saisir de l’affaire pour que justice soit faite», a-t-il souligné dans le même communiqué.