Le Parti socialiste des travailles (PST) rejoint l’appel lancé par le Comité pour la libération de Merzoug Touati et participe aujourd’hui à la « marche des libertés » prévue à Béjaïa.

« Merzoug Touati est arrêté et condamné pour « intelligence avec une puissance étrangère et incitation à trouble à l’ordre public ». « S’il n’est pas question de taire et de banaliser l’établissement de contacts avec un représentant officiel de l’entité sioniste d’Israël, le PST considère que M. Touati est la victime expiatoire de l’inféodation du régime algérien à l’impérialisme occidental à la tête duquel se trouvent les USA, allié principal de l’Etat d’Israël qui mène une guerre d’extermination, par les armes et par la faim, contre le peuple palestinien depuis 70 ans », déclare le parti dans un communiqué publié hier à Béjaïa.
Pour le PST, « le pouvoir est le principal responsable du recul de la conscience anti-impérialiste dans notre pays. C’est lui qui entrave et réprime les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien lorsque celui-ci se fait bombarder par l’aviation sioniste et soumis à une mort lente par le blocus autour de Gaza». «L’arrestation et l’emprisonnement de Merzoug Touati n’est malheureusement pas un fait isolé. Il fait partie du lot presque quotidien des victimes de répression/arrestation», accuse cette formation qui affirme que «la solidarité doit être manifestée à l’égard de toutes les victimes de cette politique antisociale ». Le parti, qui « exige » la liberté pour Merzoug Touati, réaffirme «la liberté aux travailleurs d’Air Algérie de revendiquer leurs droits », appelle au «respect du droit des travailleurs à créer leurs syndicats dans les entreprises privées et déclare sa « solidarité avec les travailleurs de l’Engoa victimes de licenciements économiques ».
L’appel du Comité pour la libération de Merzoug Touati a été lancé le 13 novembre dernier. Il a été initié par un collectif de militants pour les libertés avec la mère du détenu, qui est transféré d’une prison à l’autre depuis sa condamnation en appel à 7 ans de prison ferme. Le coup d’envoi de la marche aura lieu à 11 heures à partir du campus Targa Ouzemour pour s’ébranler jusqu’à la Place de la liberté d’expression Saïd-Mekbel, où un rassemblement est attendu.