Quelque 15 millions de litres d’huile d’olive sont attendus à Béjaïa au terme de la campagne oléicole en cours, soit une baisse de plus de six millions de litres comparativement à la campagne 2015/2016 où la production était de plus de 21 millions de litres, selon un bilan prévisionnel de la direction des services agricole.

Cette prévision a été établie, sur la base des rendements enregistrés jusqu’à ce mardi, matérialisés par une cueillette de 250 000 quintaux d’olives et 5 millions de litres d’huile, soit 19 litres par quintal, ont précisé les mêmes sources qui restent cependant prudentes du fait que ces rendements ont atteint au bout du traitement de plus de la moitié du verger qui représente une superficie totale en rapport de quelque 51 000 hectares.
Toute la partie orientale, se situant sur l’axe Béjaïa-Kherrata, a achevé sa campagne. Il ne reste plus que la partie Ouest, notamment la vallée de la Soummam, à demeurer en production, et qui généralement, influe grandement sur la réussite ou l’échec de la saison. L’espoir reste permis pour au moins atteindre les niveaux attendus, a-t-on souligné. Cette réduction, constatée de visu, a d’ores et déjà déteint sur les prix de l’huile qui se négocient désormais entre 750 et 800 dinars le litre, contre 600 et 700 dinars pour le cru 2016, a-t-on relevé. Cette décrue considérable tient essentiellement au facteur saisonnier de l’olivier, qui, fréquemment, alterne une bonne saison à une mauvaise, et qui, pour cette année, n’a pas dérogé à la règle. Mais ce n’est pas tout. « Le verger a souffert de plusieurs facteurs restrictifs, notamment le manque de pluviométrie et le sirocco qui ont influé sur la floraison », a déploré le DSA.
Laïb Makhlouf n’a pas manqué, par ailleurs, de mettre à l’index le comportement de certains producteurs qui recourent toujours à l’usage de la gaule, nuisible pour l’arbre, ou d’autres qui font fi de l’intérêt de la réalisation de cuvettes dans les vergers.