Un mois après sa nomination à la tête de la wilaya de Béjaïa, Mohamed Hattab a pris son bâton de pèlerin pour entamer sa tournée à travers les quatre coins de la wilaya.

Ainsi, le nouveau wali de Béjaïa a choisi la commune historique d’Ouzellaguen pour marquer sa première visite officielle sur le terrain. En effet, dans la matinée de lundi 16 janvier, une forte délégation de la wilaya, conduite par M. Hattab, a été l’hôte de la daïra Ifri-Ouzellaguen qui ne compte qu’une seule commune éponyme. Lors de sa visite dans cette commune martyre -1 264 martyrs et 700 veuves de chouhada -, le chef de l’exécutif de la wilaya a eu à inspecter plusieurs projets en cours de réalisation et à s’entretenir avec les responsables locaux, mais aussi avec les représentants de la société civile, sur les attentes de la population locale. « Je ne peux que me réjouir d’être ici parmi vous, à Ifri, ce lieu hautement historique qui abrita le Congrès de la Soummam, en août 1956. Ce fut un événement important et décisif dans l’histoire de notre glorieuse Révolution. C’était dans cet endroit précis que furent jetés les premiers jalons de la République algérienne démocratique et populaire. Je rends hommage non seulement à nos martyrs et nos moudjahidine, mais aussi à toute la population de cette région, qui avait amplement contribué à la réussite du premier congrès du FLN historique », a déclaré le wali de Béjaïa, sous un tonnerre d’applaudissements d’une foule amassée sur l’esplanade du musée d’Ifri, sur les hauteurs de la commune d’Ouzellaguen. Ni le froid glacial, ni la neige et la pluie qui affectent cette région montagneuse, en cette journée, n’ont empêché les habitants du village historique d’Ifri de venir nombreux accueillir la délégation officielle. Les membres de l’association socioculturelle de ce village n’ont pas manqué l’occasion pour faire part au nouveau wali de leurs principales préoccupations, à savoir le retard qu’accuse le projet du gaz de ville, dont les travaux sont à l’arrêt, faute de paiement des factures établies par l’entreprise réalisatrice, l’absence de l’Internet (fibre optique) et de structures de loisirs, culturelles et sportives pour les jeunes…
Notons que la première escale de la délégation de wilaya était le village de Boutagout, situé à l’entrée est de la commune d’Ouzellaguen, aux abords de la RN26. Sur les lieux, le wali a eu à inspecter un projet d’assainissement dont la canalisation s’étalera sur 21 kilomètres. Selon la fiche technique, le taux d’avancement des travaux est estimé à 11%, alors que le montant global du marché s’élève à 1,7 milliard de centimes.
M. Hattab considère que le taux global de raccordement au réseau d’assainissement à l’échelle de la wilaya, estimé à 89%, est vraiment faible, comparativement à d’autres wilayas. Aussi, il a donné des instructions fermes aux différents responsables concernés (DUC, APC, daïra, SDE, ADE, Algérie Télécom et entreprises en charge de la réalisation des projets d’assainissement) de lever toutes entraves, accélérer la cadence des travaux et veiller au respect des délais impartis. « Il faut redoubler d’efforts pour rattraper le retard. La mise à niveau de cette wilaya en matière de développement, est l’affaire de tous », a tenu à souligner le premier responsable de la wilaya de Béjaïa. Pour leur part, les représentants des habitants de Boutagout ont mis à profit cette opportunité pour solliciter l’intervention du wali en vue de régler leurs problèmes liés à leur cadre de vie. Il s’agit, notamment, des coupures fréquentes du courant électrique, du retard flagrant qu’accuse le projet de raccordement de leurs foyers au réseau du gaz naturel et le branchement de pas moins de 45 habitations de leur village au réseau électrique. Dans l’après-midi, le wali et sa délégation se sont rendus au nouveau pôle urbain de Hellouane, qui tend à devenir le prolongement de la ville d’Ighzer Amokrane, vers le côté Ouest. L’hôte d’Ouzellaguen a pris le pouls de certains projets en cours de réalisation, tels que les chantiers de l’Auberge de jeunesse, de l’unité de la Protection civile, ainsi que des deux programmes de logements sociaux (730 unités LPL et 368 RHP). M. Hattab a instruit sur place les membres de son exécutif et les responsables locaux de ne plus affecter des programmes de logements à leurs bénéficiaires avant l’achèvement de l’ensemble des travaux de VRD (voirie et réseaux divers).