Les représentants du Pacte des forces de l’Alternative démocratique de Béjaïa, regroupant les organisations syndicales Satef, Snapap, l’UGCA, les associations CST, GAA, la Laddh, AVO88 et le PST et le PT, ont appelé à une grève appuyée par une marche aujourd’hui dans la même ville.
Sous le signe «unis et pacifiques nous vaincrons», les signataires du document comptent maintenir la pression sur les autorités publiques pour, disent-ils, «la réappropriation de la souveraineté politique et économique» du pays.
Dans un communiqué rendu public, le pacte de l’Alternative démocratique exige explicitement «la libération des détenus politiques et d’opinion du mouvement», «le respect des libertés démocratiques», «le processus constituant en tant qu’expression de la souveraineté populaire», «le rejet de la loi sur les hydrocarbures et la loi de finance 2020», «le rejet de l’élections présidentielle du 12 décembre 2019».
Les représentants locaux du Pacte des forces de l’alternative démocratique aspirent à «une adhésion et large mobilisation» de toutes les franges de la société afin de «peser sur le cours des événements» en cours en Algérie. Pour eux, «le pouvoir politique mène une offensive sans précédent à travers un arsenal législatif qui s’inscrit dans le cadre de la déconstruction du processus révolutionnaire, à travers le projet de loi sur les hydrocarbures et la loi de finances 2020, qui consacrent le bradage des richesses nationales au profit des multinationales» et ce, fait-on remarquer, «dans le but (…) de régénérer un système en cours de décomposition».
Par ailleurs et dans le même registre des actions publiques, les syndicats du corps enseignant de l’Education nationale affiliés à la Confédération des syndicats algériens (CSA) ont appelé à une marche aujourd’hui à Béjaïa. SNTE, Cnapeste et Unpef exigent la «libération immédiate et inconditionnelles des détenus d’opinion, une «justice indépendante» et expriment leur « rejet catégorique» de la prochaine élection présidentielle», « ainsi que la mise en place d’un processus transitionnel qui consacrera la justice sociale dans un Etat démocratique républicain», ajoute la même source.