La situation de crise que vit l’Assemblée populaire communale (APC) de Taourirt-Ighil, dans la daïra d’Adekar, depuis les dernières élections locales du 23 novembre 2017, vient de connaître son épilogue.

C’est ce qu’affirme en tout cas, un communiqué de la cellule de communication de la wilaya de Béjaïa, transmis à la presse locale.
« C’est au terme d’une réunion, tenue hier au siège de la wilaya, et qui vient ainsi clôturer la série de rencontres initiées par le wali de Béjaïa, Mohamed Hattab, que le conflit de l’APC de Taourirt-Ighil a pu être dénoué. Cette énième réunion s’est tenue dans une ambiance conviviale et fraternelle », écrit-on dans ledit document, tout en précisant que cette rencontre a été présidée par le wali en présence de l’ensemble des élus de cette commune, du président de l’APW, du directeur de la réglementation et des affaires générales (Drag) et celui de la planification de la wilaya.
Ainsi, il a été décidé de tenir incessamment une réunion de l’Assemblée dans toute sa composante, afin de mettre en place l’exécutif communal et autres instances dirigeantes de l’APC.
Le wali de Béjaïa, qui se dit à la fois « heureux et soulagé » de cette issue favorable, a tenu à féliciter les élus « pour leur sens de la responsabilité et pour avoir favorisé l’intérêt du citoyen », indique le communiqué de la wilaya. Cela dit, M. Hattab aura réussi une prouesse en parvenant à réconcilier le P/APC FLN de Taourirt-Ighil avec ses détracteurs, à savoir les élus indépendants se réclamant de l’opposition. Rappelons que le siège de l’APC de Taourirt-Ighil, au village Tizi El Korn, chef-lieu communal, était fermé par la population locale depuis la proclamation des résultats officiels des élections locales du 23 novembre dernier. Les citoyens protestataires accusent le jeune président, Amar Amoura, qui venait de gagner un deuxième mandat, de « fraude électorale caractérisée ». Durant son premier mandat, le P/APC élu sur une liste indépendante, fut condamné par la justice à trois ans de prison ferme pour « détournement et dilapidation de deniers publics ». C’est ainsi, qu’il décida de briguer un second mandat sous les couleurs de l’ex-parti unique, à la faveur des dernières locales, pour « tenter d’échapper à sa condamnation judiciaire », dénoncent ses détracteurs.
Notons enfin que l’édile communal de Taourirt-Ighil est tenu, selon les termes du procès-verbal sanctionnant cette rencontre de réconciliation, de respecter à la lettre pas moins de quatre points, à savoir « la mise en service de la biométrie, le partage du pouvoir, le retrait de toutes les plaintes à l’encontre du mouvement associatif de la commune, l’installation de l’exécutif communal ». Sur le même PV, il a été mentionné que le chef de daïra d’Adekar a été instruit de « suivre l’application des points consignés dans le procès-verbal ».