Trois activistes du mouvement populaire dans la wilaya de Béjaïa, Merzoug Touati, Yanis Adjlia et Amar Berri, mis en détention depuis le 14 juin, ont quitté hier la prison de la capitale des Hammadites suite au verdict rendu hier par le tribunal de la même ville suite au procès du 1er juillet. Poursuivis pour «incitation à attroupement», «publication et distribution de publications pouvant porter atteinte à l’unité nationale» et «mise en danger de la vie d’autrui durant la période de confinement», les trois manifestants ont été condamnés à 100 000 DA d’amende pour offense au président de la République et relaxés pour toutes les autres accusations, selon les explications du Comité national pour la libération des détenus (CNLD). La même source avait souligné que les chefs d’inculpation de Nabil Berri ont été alourdies par l’accusation d’«atteinte à la personne du président de la République» et «outrage à corps constitué». Le Procureur avait requis 3 ans de prison ferme et 200 000 DA d’amende contre les manifestants.
La sortie de prison des trois manifestants intervient après la grâce présidentielle à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance dont ont bénéficié des manifestants condamnés définitivement.
N. B.