Le comité pour la libération de Merzouk Touati, un jeune blogueur condamné en appel à sept ans de prison, appelle, dans un communiqué diffusé sur sa page facebook, à deux autres actions afin d’exiger des pouvoirs publics la « remise en liberté définitive de ce détenu d’opinion ».

Une initiative qui intervient une semaine après la veillée « Nuit des libertés », organisée jeudi 19 juillet dernier, à la place Saïd-Mekbel de Béjaïa, laquelle n’a pu mobiliser les foules des grands jours. Les animateurs du comité citoyen invitent, ainsi, la population à venir massivement prendre part à une autre veillée nocturne en soutien au jeune blogueur incarcéré, prévue pour demain jeudi 26 juillet, à partir de 20H, au niveau de l’esplanade du cinéma de la ville d’Aokas. L’organisation de cette action sera assurée par des associations locales, affirme-t-on. Par ailleurs, le comité pour la libération de Merzouk Touati appelle les citoyens de la région de Béjaïa à rejoindre également le rassemblement pacifique, prévu le dimanche 29 juillet à partir de 09H, devant le centre pénitentiaire d’Oued Ghir, où croupit toujours le jeune blogueur condamné à sept années d’emprisonnement pour « intelligence avec une puissance étrangère ». A noter que l’objectif assigné à ces deux actions de rue consiste à mettre la pression sur les pouvoirs publics afin de les amener à concéder la libération « inconditionnelle » de Merzouk Touati, dont l’état de santé ne cesse de se dégrader de jour en jour, suite à la grève de la faim qu’il a entamée depuis le 8 juillet dernier. Selon les déclarations des avocats de la LADDH, qui assurent bénévolement la défense de Merzoug Touati, celui-ci serait à sa huitième grève de la faim depuis la date de son arrestation, le 17 janvier 2017. Après avoir écopé d’une peine de dix ans de prison ferme, prononcée par le tribunal criminel de Béjaïa le 24 mai dernier, le jeune blogueur de Béjaïa a vu sa peine réduite de trois ans, à l’issue de son procès en appel tenu le 21 juin passé devant la Cour criminelle de la ville des Hammadites. Pour rappel, suite à cette condamnation, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), notamment Amnesty International et Reporters Sans Frontières (RSF) ont réagi à travers des déclarations de soutien à ce « détenu d’opinion », tout en estimant que la peine prononcée à son encontre est « trop lourde » pour les charges retenues.
C. A. M.