Le député du Front de l’avenir (El Moustakbel), Khaled Tazaghart, a choisi la bannière du Forum socialiste, un mouvement politique créé en 2012 par un groupe de dissidents du FFS à Béjaïa, pour animer un meeting populaire en fin d’après-midi de samedi dernier, au niveau de la placette Saïd-Mekbel de la ville des Hammadites.

Accompagné de certains anciens militants FFS de 1963-1965, dont Dda El Madjid Abane et Dda El Hacène Ouardani, le député de Béjaïa a tenu à préciser que cette action s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 31e anniversaire du « lâche et impuni assassinat » du moudjahid et militant des Droits de l’homme, Maître Ali Mecili, perpétré le 7 avril 1987 à Paris. Les différents intervenants qui se sont succédé au micro ont tenu à rendre hommage au défunt compagnon de lutte de feu Hocine Aït Ahmed, ancien leader du FFS, décédé le 23 décembre 2015 à Lausanne (Suisse). « Aujourd’hui, nous devons tous nous incliner devant la mémoire de Me Ali Mecili, dont le combat pour la construction d’une véritable République démocratique et sociale continue», ont-ils clamé en substance. Prenant la parole en dernier, le parlementaire du Front de l’Avenir mettra en avant, dans son discours, les quatre revendications principales qu’il adresse à travers ce meeting aux hautes autorités du pays.
Ainsi, M. Tazaghart réclame « la promulgation d’un décret présidentiel consacrant les Droits moraux et matériels des martyrs, moudjahidine et militants de la liberté et de la démocratie de 1963/1965 ». Une revendication dont il a toujours fait son cheval de bataille, même lorsqu’il était militant engagé dans les rangs du FFS. Au plan économique, le fondateur du Forum socialiste exige des autorités centrales
« l’inscription d’un plan d’urgence spécial pour la mise à niveau des 52 communes de la wilaya de Béjaïa » et « un Programme spécial pour le développement des zones rurales et montagneuses de la wilaya de Béjaïa ». Enfin, il demande aussi « le déblocage du projet de Cevital, portant construction d’une usine de trituration des graines oléagineuses à Béjaïa ».
Rappelant l’initiative prise par un groupe de députés en faveur de déblocage des projets du groupe Cevital, M. Tazaghart dira : « Nous attendons toujours la réponse du Premier ministre à notre interpellation. » Avant de conclure en ces termes : « Si nous défendons les projets d’investissements de Cevital, c’est parce qu’il y va de l’intérêt national. Il n’y aura pas de développement économique sans l’encouragement des investissements privés. »