19,5 millions de tonnes de marchandises ont été manutentionnées en 2016 au port de Béjaïa, siège d’un trafic de 20,1 millions de tonnes, en baisse toutefois de 2,96 %, comparativement à l’exercice 2015, indique un bilan de l’Entreprise portuaire de Béjaïa.

Cette baisse est le résultat combiné de la décrue du poste hydrocarbures autant à l’importation (-5,34 %), à l’exportation (- 1,33 %) qu’à celui des marchandises générales (hors hydrocarbures) importées qui ont atteint un volume de 10,5 millions de tonnes en baisse de 3,73 %, a précisé la même source. Parmi les produits importés dont les volumes se sont rétractés figurent le bois (-7,02 %), le fer (-10,55 %) et le ciment, visiblement affectés par l’introduction des licences d’importation. Le cas, a-t-on souligné, vaut aussi pour l’importation des vracs solides à l’instar du blé, maïs, soja, sucre, tous en déclin relatif ou encore les engrais qui ont baissé de 37,62%. En revanche, d’autres produits ont connu de fortes hausses comme les produits chimiques (+ 8, 59 %), les oléagineux (+8,13 % à l’import et 858 % à l’export) et le sucre à l’export (+16,46 %) et dont le redressement a permis de maintenir une croissance relativement proche de celle de l’année 2015, a-t-on ajouté. A ce titre, le trafic conteneur, estimé à 267 375 équivalent pieds (EVP), a connu un redressement de plus de 6% tout autant que le volume des marchandises conteneurisés, en évolution de 8,09 % à l’import et 2,32% à l’export. Il reste néanmoins que cette baisse relative de la croissance générale est perceptible à travers le mouvement des navires qui passe ainsi de 1 359 bâtiments en 2015 à 1 351 unités en 2016, soit 8 navires de moins en 12 mois. 

Mais dans le même temps, a-t-on assuré, leur délai de rotation a connu une sensible amélioration, passant de 8,52 jours en 2015, à 7,41 jours en 2016, relevant que la durée moyenne d’attente en rade n’a pas dépassé 4,33 jours contre 5,40 jours en 2015. Le port de Béjaïa, qui capte plus de 30% du trafic maritime national, dispose, depuis mai 2016, d’autres capacités d’accueil, d’abord intra muros, avec l’achèvement du projet de réalignement de ses quais, qui a permis de gagner 12 600 m2 de terre-plein sur la mer, dédiés autant à l’amélioration de la circulation qu’au stockage dans l’enceinte de la plateforme, ensuite extra muros, avec l’inauguration du port sec de Tixter à Bordj Bou-Arréridj, susceptible de recevoir plus de 500 000 tonnes de marchandises et 200 000 conteneurs. Ces capacités sont encore de nature à s’agrandir, les autorités portuaires ayant reçu une offre concrète de la firme japonaise Mitsui § Co, leader mondial dans la logistique et le transport, pour financer le projet d’agrandissement du port sur 50 hectares en off-shore. Son but étant d’accroître les capacités du terminal à conteneur, géré par BMT, un joint-venture, formé par l’EPB et le singapourien Portek international, absorbé depuis 2011 par Mitsui.