Ces dernières années, les droits de retransmission représentent l’autre match à enjeu à l’approche d’un événement sportif important. Notamment quand il s’agit du sport le plus suivi dans le monde, à savoir : le football. Une opposition à des dizaines de millions d’euros avec, comme enjeu, l’obtention de l’aval pour passer les rencontres sur la télévision nationale. Jeudi, l’Etablissement public de télévision (EPTV) en Algérie a révélé qu’il ne diffusera pas la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2017). Une première pour les téléspectateurs algériens qui devront se débrouiller pour suivre la campagne africaine des Verts. L’argument est évidemment «la perpétuelle augmentation des droits de retransmission ». Il y a deux ans (12 janvier 2015), la Confédération africaine de football (CAF) et le groupe SPORTFIVE, grande firme universelle spécialisée dans la gestion des droits marketing et audiovisuels sportifs, ont renouvelé leur bail pour 12 nouvelles années (2017-2028). Le contrat porte sur la commercialisation des droits média et marketing des principales compétitions organisées par la CAF. En premier lieu, la messe continentale des sélections. Montant de l’accord : un milliard de dollars. Par la suite, l’entreprise tenue par le Marocain Idriss Akki avait le droit de revendre les images et, évidemment, le groupe beIN Sports pouvait, grâce à son opulence financière, facilement disposer du quota destiné au Moyen-Orient (MENA) et Afrique du Nord. L’établissement qatari est totalitaire et marchande selon ses intérêts. Un deux poids deux mesures et des «packages» bradés pour Eurosport France qui a réussi à conclure avec la société gérée par Nasser El-Khelaïfi à hauteur de 600 000 euros pour le privilège de passer les CAN 2017 et 2019 sur son antenne. Une somme symbolique, voire dérisoire, comparée aux 10 millions d’euros exigés à la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision marocaine (SNRT) et les 117 milliards de centimes, soit 16 millions de dollars, au plus offrant », le Camerounais a transgressé la loi locale. Manifestement, le football a été créé par les pauvres et volé par les riches. Ces derniers vendent désormais la passion à prix d’or.